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Weekender

Littérature : Une ode à la transmission

Une fenêtre ouverte sur le monde

Le jury comprend, entre autres personnalités, Hubert Haddad (Tunisie), Monique Ilboudo (Burkina Faso), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Wilfried N’Sondé (Congo), Lyonel Trouillot (Haïti), Abdourahman Waberi (Djibouti)… Le jury avait également placé dans sa sélection des œuvres d’auteurs africains, comme Rouge impératrice, de Léonora Miano (Cameroun-France), publiée aux éditions Grasset & Fasquelle.

« C’est un grand prix – cinq continents – qui met le projecteur sur la diversité et la vivacité du monde littéraire francophone », commente la lauréate. « Ce prix est la reconnaissance d’un travail dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle », confie-t-elle à TV5 Monde.

En effet, Beata Umubyeyi Mairesse parle le kinyarwanda. « Mon livre évoque le métissage et la transmission entre toutes les générations, et ce prix est une fenêtre ouverte sur le monde avec des lectrices et lecteurs qui pourront entrer dans l’histoire intime entre la France et le Rwanda. »

Membre du jury, Jean-Marie Gustave Le Clézio se dit « très ému » de ce prix, qui « consacre une littérature d’actualité, puisqu’il évoque les conséquences des massacres au Rwanda et de l’amour que les personnes qui ont connu cette épreuve ont les unes pour les autres ».

Le Prix Nobel de littérature 2008 apprécie ce prix « très spécial », qui « récompense des ouvrages parlant d’autre chose que des problèmes de l’hexagone ! » La langue française est un véhicule choisi par des écrivains du monde entier pour s’exprimer et ce prix « consacre le rôle d’ouverture, de passage, de la langue française, vers d’autres cultures. On sort du strict domaine réservé de la culture française, ce qui est une bonne chose ».

Revenant sur Tous tes enfants dispersés, JMG Le Clézio explique « apprécier dans ce livre le fait qu’il n’est pas fondé sur l’amertume, il apporte un regard très positif en dépit de ce qu’ont vécu les personnages ». En effet, « l’œuvre est ouverte sur un espoir de relations nouvelles entre les générations, entre ceux qui sont partis du Rwanda et qui se ressourcent auprès de ceux restés dans le pays ».

JMG Le Clézio publie, de son côté, Le flot de la poésie continuera de couler, une évocation de la poésie chinoise de la dynastie Tang, au VIIIe siècle. « Dans un pays ravagé par la guerre, des poètes viennent mettent au jour un humanisme, une notion d’entente et d’harmonie, qui résonne avec la situation difficile que nous vivons aujourd’hui. »

ML

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