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African Business

VivaTech 2018 : L’Afrique remarquée

Avec une centaine de start-up sur les 9 000 présents à la troisième édition de VivaTech, le continent aura brillé davantage par son potentiel d’innovation que par sa participation. L’évènement demeure un témoignage de l’engagement de la France auprès des talents africains.

Paris, Max-Savi Carmel

Dès l’inauguration le 24 mai, l’Afrique a été présente au salon VivaTech, par la participation de Paul Kagamé aux côtés d’Emmanuel Macron. Le président rwandais n’est pas que le président en exercice de l’Union africaine, son pays mène depuis une décennie un programme pionnier de révolution numérique. Le Rwanda est d’ailleurs l’un des rares pays africains, avec le Maroc et le Nigeria, à disposer d’un pavillon entier à ce rendez-vous annuel qui aura mobilisé 1 800 exposants, 1 900 investisseurs, plusieurs milliers de dirigeants d’entreprises et au moins 1 900 journalistes. La participation a bondi de 47 % par rapport l’édition 2017.

« Si nous ne poussons pas notre jeunesse dans la mondialisation numérique, elle sera à côté de la plaque et contre nous », a mis en garde Paul Kagamé lors de sa visite au pavillon rwandais.

Le 23 mai, lors d’un mini-sommet « Tech for good » à l’Élysée avec plusieurs sommités du secteur, le président français a plaidé pour que « les grandes entreprises accompagnent financièrement l’Afrique » où malgré les difficultés, « des innovations se multiplient » afin d’améliorer le quotidien.

À ses côtés, Paul Kagamé a prôné la mise en relation des start-up d’Afrique et les grandes entreprises pour que « le financement soit plus accessible ». Ce rendez-vous parisien est « une occasion pour la jeunesse africaine de trouver, à travers les technologies nouvelles et l’innovation, des solutions pratiques » aux problèmes auxquels fait face le continent, selon Emmanuel Macron, qui a promis une aide conséquente de Paris aux jeunes entrepreneurs, dès cette année.

Une présence africaine de qualité

L’omniprésence de l’Afrique a été remarquée tout au long du salon. Moins à travers les pavillons (seuls trois des six pays annoncés avaient un stand), que le nombre de ses génies mais aussi et surtout la diversité des inventions exposées. À côté de ce trio de tête, le Nigeria qui, avec près de 90 millions d’internautes est la tête de file sur le continent, l’Afrique du Sud et le Sénégal ont dépêché d’importantes délégations, parfois constituées de plusieurs dizaines de personnes.

En tout, une quarantaine de pays africains étaient représentés. Avec un taux d’accès à l’internet qui avoisine 25 %, l’Afrique est le continent où le nombre d’internautes croît le plus rapidement, dépassant cette année le seuil de 300 millions. À la tête d’une quinzaine de personnes représentant le Togo, la ministre de l’Économie numérique est venue avant tout à la recherche des «solutions» afin d’augmenter « plus rapidement » le taux d’accès dans son pays.

« Cette rencontre m’a permis d’identifier de potentiels partenaires pour la politique de mon pays relative à l’économie numérique », se satisfait Cina Lawson, qui mise sur « la synergie des talents africains ». Pour la première fois, un espace a été spécialement dédié à l’Afrique. L’Afric@tech n’était pas qu’un étalage de produits innovants mais aussi un cercle de rencontres pour ces talents dont la moyenne d’âge tourne autour de la trentaine et qui entendent, malgré les moyens limités, poursuivre leur entreprise.

Une start-up camerounaise, Wecashup, s’est distinguée. Elle propose une plateforme performante de paiement qui vise à « accélérer les flux financiers entre les systèmes de paiements émergents et traditionnels », précise Cédric Atangana qui en est un cofondateur.

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Written by African Business

Fort de son succès, ce magazine est une référence pour les femmes et les hommes d’affaires en Afrique. Il permet aux décideurs d’avoir une approche concrète du marché et de saisir de nombreuses opportunités à travers le continent africain. African Business est respecté et reconnu pour son intégrité éditoriale et sa contribution au développement de l’Afrique. Tous les secteurs de l’économie sont couverts par des journalistes renommés. Les numéros annuels sur les “200 Premières banques” et les ‘‘250 Premières entreprises’’ sont devenus de réels outils de travail et des indicateurs du climat des affaires en Afrique. Chaque année, les Trophées d’African Business récompensent la réussite des entrepreneurs et des les entreprises les plus performantes du continent.

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