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URGENT

Ngozi Okonjo-Iweala seule candidate pour diriger l’OMC

« Dr Ngozi » devrait être prochainement désignée directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, après le retrait de sa rivale sud-coréenne. Le changement d’administration aux États-Unis a débloqué le processus d’élection.

Par Laurent Soucaille 

La ministre sud-coréenne du commerce, Yoo Myung-hee, a retiré sa candidature à la tête de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), laissant l’ancienne ministre nigériane des Finances, Ngozi Okonjo-Iweala, comme la seule candidate restant pour le poste.

Yoo Myung-hee a pris la décision après des discussions avec les États-Unis et d’autres grands pays, et a pris en compte « globalement » diverses questions, notamment la nécessité de revitaliser l’organisation multilatérale, selon un communiqué du ministère du Commerce de Corée, publié ce 5 février.

Le retrait intervient après que des dizaines d’anciens responsables du gouvernement américain ont exhorté le président Joe Biden à rejoindre la candidature d’Okonjo-Iweala, dont l’administration Trump ne voulait pas. Cette opposition avait interrompu le processus de sélection car les décisions de l’OMC sont prises sur la base d’un consensus de ses membres.

Le processus de désignation d’un successeur au Brésilien Roberto Azevedo, parti un an avant la fin de son mandat pour raisons familiales, était donc dans une impasse depuis l’automne. Le comité chargé de la succession avait annoncé le 28 octobre que la candidate la mieux placée pour faire l’objet d’un consensus était la Ngozi Okonjo-Iweala, surnommée « Dr Ngozi ».

L’économiste nigériane, qui est également citoyenne américaine, avait pris la tête de la course pour le poste de directeur général de l’OMC, dès l’an dernier. Les États-Unis étaient le seul pays à s’opposer à elle. Ngozi Okonjo-Iweala deviendra la première femme, et la première africaine, à diriger l’OMC. De son côté, Yoo Myung-hee était la première femme à avoir été ministre du Commerce dans son pays. L’Organisation mondiale du Commerce organise les négociations internationales relatives aux règles commerciales internationales, aux droits de douane, etc.

La décision de la Corée du Sud – un allié très proche des Etats-Unis qui maintiennent 28 500 militaires dans le pays – intervient deux semaines après l’investiture du nouveau président américain Joe Biden. « La Corée du Sud continuera de faire des contributions diverses pour rebâtir et développer le système commercial multilatéral », poursuit le ministère sud-coréen.

LS

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