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Le nouveau visage de Ouagadougou

Ouagadougou fluidifie la circulation

Le gouvernement est en discussion avec la RATP (transports parisiens) pour fluidifier la circulation et pour développer un réseau hiérar­chisé multimodal de 700 bus, qui s’appuiera sur quatre lignes structurantes, préfigurant l’arri­vée d’un futur tramway, envisagé pour 2030. Avec l’échangeur du Nord qui sera achevé en 2019 et la future voie de contournement, la fluidité du transport dans la capitale sera forte­ment améliorée. Les travaux de l’échangeur, confiés au français Sogea Satom pour un coût de 107 millions d’euros, sont financés sous la forme d’un PPP et représentent une première dans le secteur routier, soutenu par un pool bancaire conduit par Bank of Africa.

Parallèlement, le boulevard périphérique de la ville de Ouagadougou (voie de contour­nement nord et sud, d’un linéaire de 125 km) a été confié par la procédure d’entente directe à l’entreprise burkinabè Ebomaf pour un coût est estimé à 181 milliards de F.CFA (276 millions d’euros).

L’assainissement se poursuit

Avec les sept routes nationales qui cein­turent la ville, la fluidification du trafic permet de sécuriser les usagers et les riverains. Au niveau régional, des routes relient la capitale à Lomé (Togo), à Bamako (Mali), à Niamey (Niger) ou à Accra (Ghana) et Ouagadougou s’est dotée de trois échangeurs autoroutiers vers le sud, deux vers l’ouest et l’est.

Enfin, Ouagadougou sera bientôt reliée à nouveau à Abidjan par la ligne de chemin de fer en rénovation, dont le financement est assuré par le groupe Bolloré (260 milliards de F.CFA, 396,4 millions d’euros).

L’État a élaboré il y a quatre ans, le Projet d’assainissement durable dans les quartiers non lotis et périphériques (Périsan), en collaboration avec Water Aid Burkina, l’ONG Eau vive, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Financé par l’Union européenne à 75 %, son objectif repose sur l’amélioration de l’accès aux services d’assainissement dans cinq quartiers non lotis et 16 quartiers périphériques de la ville, qui concernent 270 000 personnes.

Au niveau de la desserte en eau potable, les partenaires techniques et financiers ont investi 106 milliards de F.CFA pour finan­cer la seconde phase du projet d’alimenta­tion en eau potable de la capitale, à partir du barrage de Ziga, situé à 50 km et inauguré en 2014. À l’origine, il disposait d’une capacité de 200 millions m3 d’eau stockée, en plus des 45 millions m3 déjà disponibles (eau de surface et eau souterraine). Le projet Ziga a permis la construction du barrage (station de traitement de 4 500 m3/h).

En mars 2017, le démarrage de la station de traitement d’eau du projet Ziga II a permis 99 000 m3 d’eau supplémentaire par jour, pour répondre aux pénuries. Ziga II devrait assurer les besoins en eau potable de 4,5 millions d’habitants d’ici à 2030.

ENCADRE

Un projet aéroportuaire ambitieux pour mieux desservir la sous-région

Pour accroître la contribution des produits manufacturés (8 %) au commerce extérieur, le président Kaboré poursuit les grands travaux de désenclavement du Burkina Faso, entamés sous le régime du président Blaise Compaoré.

Dans la dynamique de modernisation du trafic routier, le nouveau pouvoir veut accélérer les travaux de construction de l’aéroport international de Donsin, à une trentaine de kilomètres, au nord de Ouagadougou. Ce gigantesque projet aéroportuaire ambitionne de répondre aux normes de sécurité internationales, d’améliorer la compétitivité de la plateforme aéroportuaire du pays et de soutenir une économie solide à travers une desserte efficiente des capitales ouest-africaines.

Selon le ministre en charge des Transports, Vincent Dabilgou, la construction de cet ouvrage est essentielle dans la mise en oeuvre du PNDES. Donsin contribuera à faire du Burkina Faso « un pays de transit dans la sous-région ».

Le plan de développement de cet ouvrage est prévu en trois étapes. La première, de 350 millions d’euros, permettra d’accueillir les aéronefs de type Boeing 747, deux pistes d’atterrissage et de décollage, une liaison avec le réseau ferroviaire et huit terminaux passagers. La deuxième verra l’extension des capacités aéroportuaires.

Celle-ci permettra d’étendre les terminaux passagers et fret, de renforcer la sécurité aéroportuaire, grâce à un équipement radar, ainsi que des équipements de contrôle et de surveillance. La troisième sera consacrée à la création d’une zone franche, à la construction de bretelles de voies ferrées, de complexes hôteliers et commerciaux, ainsi qu’au démarrage des études de faisabilité d’une deuxième piste d’atterrissage.

Commencé en 2013, le projet avait connu un coup d’arrêt avec les soubresauts sociopolitiques que le pays a connus en octobre 2014 et en septembre 2015. Mais, depuis juin 2017, les travaux ont repris et le vol inaugural est prévu pour 2021.

Tagnan Rodrigue Arnaud

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