Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Uncategorized

Private Equity: Une dynamique de rattrapage

Pour ce faire, une source de financement initiale existe : une partie de l’excédent des réserves des États consigné dans le compte d’opération auprès du Trésor français, en garantie de la parité fixe entre l’euro et le franc CFA. Le taux de couverture statutaire requis pour assurer la parité fixe est de 20 % des réserves des changes, alors que celui-ci est de 100 % aujourd’hui, en légère baisse par rapport au niveau de 112 % atteint en 2011.

L’accès au capital-investissement requiert diverses conditions au rang desquelles la sortie de l’activité du système informel. Les politiques d’améliorations du climat des affaires, les évolutions et incitations de nature juridique, réglementaire et fiscale permettent de construire et développer un écosystème favorable à l’entrepreneuriat et au développement du capital-investissement. Beaucoup reste encore à faire.

La barrière de l’informel

Les pouvoirs publics doivent accélérer la cadence des réformes et engager une approche pédagogique permettant à un plus grand nombre de PME de se développer dans le secteur formel, afin que le capital-investissement en Afrique ne demeure pas l’apanage des grandes entreprises.

Il convient de créer l’offre permettant aux candidats potentiels issus du secteur informel de se structurer et d’accéder aux capitaux, mais aussi à l’accompagnement technique opérationnel apporté par les fonds d’investissement. En effet, les fonds qui acceptent le risque des entreprises en création et au premier stade de leur développement, se heurtent à la barrière du secteur informel qui n’a pas toujours la connaissance nécessaire pour accéder à un premier niveau de formalisation. Les initiatives publiques dans ce sens sont encore très limitées.

En ce qui concerne la promotion de l’entrepreneuriat, les pays d’Afrique francophone se sont dotés du cadre commun juridique des affaires, l’Ohada.

Si l’initiative est louable, il convient de déplorer la transposition lente de certains des articles et directives dans les pratiques nationales, soit dans la transposition elle-même, soit dans la formation des fonctionnaires chargés de leur application et dans la pédagogie des acteurs économiques afin qu’ils s’en emparent.

L’Ohada prévoit des dispositifs incitant à rejoindre le secteur formel. Très peu de guichets uniques et de centres de formalité et de gestion d’entreprises mettent en avant ces dispositifs, bien souvent du fait de leur simple ignorance. Ainsi, la notion d’entreprenant (Art. 30 de l’Acte uniforme) est ignorée de la large catégorie d’acteurs du secteur informel qui pourraient s’en saisir et s’insérer dans la courbe vertueuse d’entrepreneuriat conduisant progressivement à l’accès à une forme de capital-investissement.

De même, le nombre de structure d’accompagnement de ces acteurs et de suivi dans leur développement est limité. Les secteurs de prédilection pour l’investissement dans des Petites et moyennes entreprises sont ceux qui vont permettre d’accompagner la satisfaction des besoins primaire du marché, constitué par les 200 millions d’habitants des 14 pays de la Zone franc, regroupés dans deux ensembles économiques et monétaires, la Cemac et l’Uemoa.

Pour les plus grandes entreprises, l’offre panafricaine et internationale est abondante et permet de soutenir le développement de l’infrastructure nécessaire à l’intégration économique, à savoir énergie, transport, communication, banque et assurance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts