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Une croissance plus rapide des marchés financiers

« C’est l’occasion pour ceux qui dirigent les marchés financiers africains de se réunir, d’analyser les tendances et de définir le programme des mois à venir », explique Omar Ben Yedder, éditeur du groupe IC Publications. « En une journée, nous avons couvert les liens entre les bourses régionales, les marchés de gré à gré, la solidité du capital-investissement, les marchés obligataires en devise locale et l’évolution des réglementations. »

Sommet des marchés obligataires et financiers de l’Afrique 2015 – Washington DC.

Organisé les quatre années précédentes au siège social londonien de Bloomberg et à la Bourse de Londres, le Sommet des marchés obligataires et financiers de l’Afrique 2015 s’est tenu en avril au Four Seasons Hotel à Washington DC. Coïncidant cette année avec les colloques de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, il offrait davantage d’occasions aux ministres et dirigeants d’interagir avec des acteurs de marchés importants. Parmi les participants figuraient la plupart des grandes banques présentes en Afrique, des investisseurs institutionnels, des Bourses, des sociétés de capital-investissement, des analystes, des décideurs et des leaders d’opinion.

« Le Nigeria est un environnement très vigoureux », a affirmé Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances, lors d’une discussion en tête-à-tête avec Omar Ben Yedder. Elle a parlé de ses coûts personnels – y compris ceux liés à l’enlèvement de sa mère âgée de 83 ans –, et de la mise en oeuvre des réformes qui a incité les agences de notation à prévoir une croissance d’au moins 5 % dans cette économie africaine dynamique, malgré l’effondrement du cours du pétrole.

Nailé Kaba, ministre de l’Économie et des Finances en Côte d’Ivoire, a expliqué lors d’une session sur les marchés financiers, comment huit pays d’Afrique de l’Ouest travaillaient ensemble pour permettre l’essor de la Bourse régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Michèle Lamarche, associé-gérant chez Lazard, a pour sa part exprimé ses vues sur la hausse des émissions d’euro-obligations africaines et sur des utilisations vertueuses des obligations. 

Megan McDonald, de la Standard Bank, experte dans les activités sur les marchés financiers en Afrique, a donné son point de vue sur le développement des marchés des titres à revenu fixe libellés en devise locale.

De nouvelles structures de marché dynamiques stimulent la liquidité des obligations, des devises et des produits dérivés, selon “Koko” Bola Onadele, directeur général de FMDQ OTC, créé en 2011 au Nigeria par la Financial Markets Dealers Association avec le soutien de la Banque centrale du Nigeria. Marché de gré à gré et organisme auto-réglementé, c’est l’une des structures boursières récentes qui connaît le plus de succès en Afrique.

Les investisseurs institutionnels nationaux en Afrique, notamment les fonds de pension qui ont à leur compte plus de 379 milliards $ d’actifs et les fonds souverains créés dans 15 pays, gérant 159 milliards $ supplémentaires, connaissent une forte croissance. De grands investisseurs, en particulier International Finance Corporation, le fonds souverain FONSIS et des gestionnaires de fonds ont discuté de la recherche de bons investissements. « La meilleure opportunité aujourd’hui en Afrique est la convergence entre les fonds de pension et les capitaux privés », a lancé Jaloul Ayed, ancien ministre des Finances tunisien.

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