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Une année difficile

De ces 8 milliards $, combien revient à la Guinée ?

Sur 4 milliards du plan sous-régional, on ne peut pas fixer la part d’untel ou d’untel. Ils vont financer des projets communs aux trois pays. C’est dans les 4 autres milliards que la part de la Guinée est estimée à 1,6 milliard $. Après Washington, nous aurons une autre réunion à New York, en juillet. 

Nous comptons également nous y rendre. Cela, toujours dans le cadre de notre stratégie de mobilisation des ressources internes et externes pour le financement des plans de relance économique de notre pays.

Et à combien la Guinée a droit dans les 650 millions $ déjà obtenus ?

C’est avec les partenaires que l’on détermine la part de la Guinée dans ces 650 millions de la Banque mondiale. Mais, nous ne nous limitons pas à cela. Il nous faut une stratégie, d’abord interne, et ensuite externe, de mobilisation de ressources. Nous essayons de voir comment l’économie intérieure peut parti-ciper au financement de ce plan de relance. Il sera important de présenter à la communauté internationale la contribution de la population guinéenne à ce plan de relance.

Quelles sont les grandes articulations de votre plan national ?

Je rappelle qu’Ebola a d’abord touché le système sanitaire. Et parallèlement, il a eu des conséquences catastrophiques sur toute l’économie. Après avoir évalué les secteurs qui ont été les plus touchés par l’épidémie, nous avons accordé la priorité au système sanitaire. Nous avons besoin d’un budget conséquent pour mettre en place un système de santé qui va avoir des infrastructures, des équipements, des capacités humaines renforcées… Bref, il faut que le plan de relance nous permette d’avoir un système de santé résilient. En plus, le gouvernement a réservé des places importantes aux infrastructures, à l’éducatif, à l’agriculture… Nous sommes conscients du fait que le secteur privé a été globalement affaibli. C’est pourquoi nous avons financé une ligne de crédit dans ce plan de relance pour soutenir le secteur privé.

En 2014, la somme des pertes en valeur ajoutée, au niveau du secteur privé, a atteint 200 millions $ à cause d’Ebola. Dans ce plan, on a tenu également compte des populations vulnérables. Ebola a laissé des veuves et des orphelins. Donc, il faut disposer d’un système d’assistance et d’appui aux familles qui ont été les plus affectées par la crise. Nous avons pu recenser 100 000 familles, et notre volonté est de créer un mécanisme de soutien de 250 $ par an et par famille. Évidemment, le gouvernement n’a pas oublié le renforcement des réserves de change de la Banque centrale, qui ont été fortement touchées par l’arrêt du tourisme de luxe et le ralentissement des activités du secteur privé. 

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