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Top Banque 2017 : Les premières banques africaines

L’absence de la RD Congo est sans doute celle qui se remarque le plus mais, avec une meilleure stabilité politique et économique et davantage de sécurité dans les années à venir, des banques de ce pays devraient émerger.

Ayant cédé la plupart de ses activités non-africaines, Standard Bank est aujourd’hui présente dans vingt marchés africains, dont la Côte d’Ivoire, où elle a obtenu un agrément bancaire l’an dernier.

La banque compte utiliser sa présence en Côte d’Ivoire pour s’implanter dans le reste de la Zone franc. « Nous avons recentré nos activités sur l’Afrique, et une pièce du puzzle manquait : l’Afrique francophone. Je pense que le moment est venu de transformer le bureau de représentation en agence du groupe à part entière », commente un porte-parole de Standard Bank.

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Le Maroc toujours en tête

Attijariwafa bank conserve la première place du classement de l’Afrique du Nord avec des fonds propres de catégorie 1 de 4,212 milliards $, contre 3,713 milliards $ l’an dernier. La banque, qui appartient en partie à la famille royale marocaine, a creusé l’écart qui la sépare de sa rivale locale, BCP (Banque Centrale Populaire).

L’an dernier, ses fonds propres étaient supérieurs de 300 millions $ à ceux de la deuxième banque de la région. La différence est aujourd’hui de 700 millions $, rétablissant l’écart important qui existait entre les deux établissements depuis que nous réalisons le palmarès des 100 premières banques.

Malgré la croissance observée dans les premiers rangs du tableau, les banques nord-africaines ont connu un certain déclin. Il a fallu 344 millions $ à la Banque de Tunisie pour figurer à la dernière position de notre tableau régional l’an dernier, mais seulement 304 millions $ à Faisel Islamic Bank of Egypt pour occuper le même rang cette année.

Notre tableau nord-africain compte huit banques marocaines, neuf égyptiennes, quatre algériennes et quatre tunisiennes. La situation des banques de la région est restée stable cette année dans l’ensemble, la différence la plus notable étant le redressement de l’Égypte.

Attijariwafa bank commence à récolter les fruits de ses activités subsahariennes. La banque possède une participation majoritaire dans la Société ivoirienne de banque (SIB), qui a généré un résultat net consolidé de 17,09 milliards F.CFA (28,12 millions $) en 2016, soit 15 % de plus que l’année précédente. De même, BCP s’implante dans les autres régions d’Afrique. La banque envisagerait d’acquérir une participation dans Bank of Kigali, au Rwanda.

Début septembre, Attijariwafa et Sumitomo Corporation Europe ont signé un protocole d’accord sur une vaste coopération en Afrique. Les deux établissements souhaitent en particulier investir dans les secteurs de l’agri­culture, de la construction automobile, des infrastructures, de l’extraction minière et de la téléphonie mobile.

Ikari Data, directeur général du développement commercial à Sumitomo Corporation Europe, commente cet accord, qui vise à « étendre notre présence en Afrique. Et aussi à accéder à l’expertise et au réseau d’Attijariwafa bank, qui est un groupe financier africain intégré et est capable d’accompagner notre nouvelle stratégie régionale dans les pays où il est implanté ».

La Banque nationale d’Algérie, au quatrième rang avec 2,667 milliards $, a perdu une place depuis 2015, où ses fonds propres se chiffraient à 2,714 milliards $. L’Algérie demeure sous-représentée dans notre tableau par rapport à la taille de son économie. Cela est dû en grande partie au fait que le gouvernement exerce un contrôle strict sur de larges pans de l’économie, étouffant le secteur privé.

La baisse durable des prix du pétrole et du gaz contraint le gouvernement à adopter des réformes mais l’élite politique hésite à mettre en oeuvre la restructura­tion économique générale qui permettrait aux banques de prospérer. Le maintien du prix des hydrocarbures à un faible niveau pendant encore quelques années pourrait précipiter le changement, alors que les réserves de devises étrangères d’Alger se tarissent.

Redressement des banques égyptiennes

National Bank of Egypt passe devant la Banque natio­nale d’Algérie pour se hisser à la troisième position avec 2,945 milliards $. Le secteur bancaire égyptien se remet peu à peu des effets de la déréglementation de la devise en novembre dernier.

Depuis que la livre égyptienne peut flotter librement, le pays a connu une pénurie de dollars. La Banque centrale égyptienne (CBE) a annoncé en septembre que le retard dans les demandes de change avait enfin été résorbé.

Les réformes financières, exigées par le FMI en échange d’une aide de 12 milliards $, ont été un succès. Les réserves de la CBE sont passées de 19 milliards $ en novembre à 36 milliards $ en juillet.

Parmi les autres réformes figurent l’introduction de la TVA, les réductions de subventions et l’augmentation des droits d’importation. L’économie et le secteur bancaire semblent aujourd’hui faire face à la plongée de la valeur de la livre égyptienne et à l’inflation supérieure à 30 %, même si le pays espère que ce chiffre va chuter.

Développer les microfinancements

Autre évolution importante : la CBE est détermi­née à utiliser les banques égyptiennes pour promouvoir les microfinancements. Elle espère que la somme de 1,6 milliard $ sera injectée dans l’industrie pour pouvoir proposer des financements aux 86 % de la population qui n’ont pas actuellement accès aux crédits, aux assurances, ni même aux comptes épargne.

L’initiative sera menée par la Fédération égyp­tienne des microfinancements (EMF) et l’Autorité égyptienne de la surveillance financière (EFSA) dans l’espoir d’aider dix millions de personnes en l’espace de quatre ans.

Elle bénéficie du soutien des deux plus importants bailleurs de fonds du pays, National Bank of Egypt et Banque Misr, auxquels s’ajoute celui de la plus grande banque du secteur privé en Égypte, Commercial International Bank.

LIRE LA SUITE DANS LA VERSION PAPIER DE AFRICAN BUSINESS N°53 | Décembre 2017

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