Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Uncategorized

Togo : Un positionnement régional réaffirmé

« Les défis économiques des pays de la sous-région sont tels que le secteur privé doit aider à construire des économies fortes et durables. Il faut saluer à ce titre le leadership du Togo en la matière, en tant que bras en mer de l’hinterland ouest-africain », réagit de son côté Alpha Barry, ministre de la Coopération du Burkina Faso.

Un rôle avant-gardiste

Le nombre de pays africains éligibles à l’AGOA s’élève actuellement à 38. « Les rela­tions entre le Togo et les USA sont au beau fixe. Le Togo a été retenu pour accueillir le 16e AGOA Forum grâce essentiellement au renfor­cement et à l’affirmation de son statut de hub sur plusieurs plans en Afrique de l’Ouest ». Une diplomatie qui « mise sur quatre axes princi­paux, dans le dossier américain », selon les termes du porte-parole du gouvernement, Guy Lorenzo.

Il s’agit dans un premier temps du « renforcement de l’intégration économique régionale au moyen de l’AGOA ». Un objectif qui se justifie par le fait que le Togo assume jusqu’en juin 2018 la présidence tournante de la Cedeao, «avec une priorité durant ce mandat, la promotion de la libre circulation des biens et des personnes », rappelle la Présidence.

Dans un second temps, au regard des avan­tages qu’offre la loi AGOA, le Togo mobilise le sud du Sahara pour « une meilleure valori­sation et transformation des denrées agricoles que cette partie de l’Afrique produit », sur la base des potentialités immenses dont regorge le continent. Dans le contexte togolais par exemple, « il s’agira d’inventer les moyens pour connecter les producteurs de l’intérieur du pays avec les exportateurs de la capitale bénéficiant déjà de la loi AGOA », explicite Dédé Ekué.

Un avantage comparatif valorisé

Le troisième objectif découle du deuxième. Il s’agit de faire monter en gamme « la place de l’inclusion financière en Afrique », vu les atouts qu’offre l’AGOA aux économies africaines. À travers l’inclusion financière, Lomé souhaite mettre notamment en relief le travail des petits producteurs et des femmes dans la restructuration des économies afri­caines d’ici à 2025. Soit l’année indicative de l’expiration de la loi AGOA, et année proje­tée par certains pays d’Afrique subsaharienne pour atteindre l’émergence économique.

Économie jouissant en moyenne d’une croissance de 5 % depuis 2012 (après quinze ans de mise au ban de la communauté inter­nationale), le Togo parie aussi ouvertement sur un quatrième objectif. Celui des avantages comparatifs induits par ses récents investis­sements dans les infrastructures.

Via une telle démarche, Lomé projette la mise en valeur de son statut grandissant de hub sur le plan des infrastructures, après celui de carrefour abritant le siège de plusieurs banques régionales. Tout particulièrement entre l’Afrique de l’Ouest et les États-Unis, depuis l’ouverture le 3 juillet 2016, d’une ligne directe entre Lomé et Newark, grâce à une étroite collaboration entre Asky et Ethiopian Airlines. « Il s’agit de maximiser l’uti­lisation de l’AGOA pour muscler les performances des économies africaines au cours de la prochaine décennie », espère la ministre Ekue.

Un engagement que voit d’un bon oeil Brian Neubert porte-parole de langue fran­çaise au Département d’État américain, qui souhaite vivement « une augmentation du chiffre d’affaires entre les USA et l’Afrique subsaharienne sous le couvert de l’AGOA », dans les sept prochaines années. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

Share This