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Stratégie des banques marocaines

  • Publiémai 27, 2015

Afin de résoudre les conflits bancaires, et après les PME-PMI, le Centre marocain de médiation bancaire, que Bank Al-Maghrib parraine, s’attaque aux grands comptes… Cette solution peut-elle vraiment être plus efficace que la voie judiciaire ?

Le Centre marocain de médiation bancaire (CMMB), association à but non lucratif, créée en mars 2014, est le fruit d’une concertation entre Bank Al-Maghrib et les associations professionnelles représentant les établissements de crédit. Il est chargé de régler à l’amiable les différends opposant ces établissements à leur clientèle.

Le périmètre d’intervention du centre porte sur deux compartiments, le premier d’ordre institutionnel, traitant des dossiers dont le montant ne dépasse pas 1 million de dirhams (92 300 euros). Il est marqué par la gratuité du recours ainsi que l’engagement des établissements de crédit d’accepter les décisions du médiateur lorsque le montant en jeu ne dépasse pas 100 000 dirhams. Un second compartiment, d’ordre conventionnel, dont la procédure est payante, porte sur tout différend dont le montant est supérieur à 1 million de dirhams. La mise en place de ce second volet a été pensée, justement, dans l’intérêt des PME-PMI et des grands comptes.

Le barème applicable par le CMMB dans le cadre de la médiation conventionnelle, adopté récemment par le conseil d’administration du Centre, a été arrêté après une étude et un benchmark national et international. Les tarifs s’avèrent ainsi très compétitifs au regard de ceux pratiqués communément sur la place. De même, les frais d’ouverture d’un dossier de médiation conventionnelle restent inférieurs aux frais du tribunal. Par ailleurs, toutes les parties prenantes sont unanimes sur l’importance de la médiation bancaire pour désengorger les tribunaux et assurer une célérité dans le traite-ment des dossiers.

Bank Al-Maghrib vient de conclure un swap de devises avec une banque chinoise, d’un montant de 1,5 milliard $. Quels sont les buts de cet accord ?

Ce swap de devises que vous évoquez, entre Bank Al-Maghrib et la Banque populaire de Chine, dont les contours ont été définis et arrêtés d’un commun accord, n’a pas encore été officiellement signé. Cela interviendra très prochainement et contribuera à l’approfondissement du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine.

Sans nul doute, cet accord contribuera au développement des relations commerciales et financières avec la Chine dans le cadre de l’ouverture croissante de l’économie marocaine. De plus, la conclusion de cet accord de swap vise à favoriser le développement des investissements chinois à la fois au Maroc et plus globalement en Afrique, notamment via le rôle que peut jouer la place financière de Casablanca comme interface entre la Chine et l’Afrique.

Après l’actualisation de la composition du panier de cotation du dirham, comment envisagez-vous l’évolution de la politique de changes au Maroc ?

La politique de change d’un pays englobe généralement deux domaines distincts, mais nécessairement complémentaires et inter-dépendants, à savoir la réglementation des changes qui détermine les règles et conditions appliquées aux opérations en devises et le régime de change. Comme vous avez pu le constater tout au long de ces dernières années, les évolutions vers plus d’ouverture et de libéralisation ont été graduelles et continues, accompagnant ainsi l’amélioration progressive des fondamentaux économiques de notre pays.

Dans ce cadre, l’actualisation des pondérations du dirham se veut comme une première étape dans le processus de flexibilisation du régime de change, en permettant – via un processus d’ajustement périodique – une adéquation plus dynamique de la composition du panier avec les données de la balance des règlements. La prochaine étape consistera en l’approfondissement des travaux menés conjointement avec le ministère des Finances afin de déterminer le mode d’évolution optimal vers un régime plus flexible. Il reste entendu que le degré de flexibilité et le rythme de transition dépendront en grande partie de la réalisation d’un certain nombre de prérequis

Écrit par
African Business french

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