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Salaheddine Mezouar* en appelle aux partenariats grandes entreprises – PME

  • Publiéjuillet 4, 2018

Le Maroc ne doit pas son attractivité qu’à ses barrières douanières, il est compétitif dans plusieurs domaines et continuera à l’être. De même que nos principaux partenaires, qui sont la France et l’Espagne, le resteront pendant longtemps encore, parce que nous avons développé une interdépendance économique. Donc, oui, il faudra s’adapter, mais nous n’allons pas détruire des accords pour en ériger d’autres.

Beaucoup d’Africains dans la sous-région se demandent pourquoi le Maroc veut entrer dans la Cedeao, on le soupçonne de vouloir trouver des débouchés en Afrique à son marché intérieur saturé. Que leur répondez-vous ?

Si tel était l’objectif, nous aurions juste demandé à signer un accord de libre-échange. Plus simple et moins engageant. Il ne faut pas se tromper sur la démarche. Le Maroc vise à intégrer une communauté sur le plan économique, social, politique, sécuritaire…

Nous accepterons des concessions sur des attributs de souveraineté comme le contrôle des frontières, le passeport, les questions tarifaires, la monnaie… Tout cela ne relève pas d’un simple calcul commercial, mais d’une conviction qui est d’abord celle portée par le Roi Mohammed VI. Nous avons et nous continuerons d’avoir des partenaires commerciaux et stratégiques un peu partout dans le monde, mais notre foyer est en Afrique.

Si nous voulons être forts, nous le serons avec les pays de notre région qui sont notre avenir ; l’approche adoptée par les entreprises marocaines jusque-là est éloquente. Nous investissons plus que nous vendons. Nous sommes dans la pérennité, car nous y croyons. 

*Président de la CGEM

ENCADRE

Un habitué des postes à haute responsabilité

Ministre de l’Industrie (2004-2007), de l’Économie et des finances (2007 et 2011), ministre des Affaires étrangères (2013-2016), président de la COP22 (2016-2017), Salaheddine Mezouar affiche d’impressionnants états de service aux plus hautes responsabilités politiques.

Cadre dirigeant et patron de la Fédération du textile marocain au début des années 2000, un secteur en transformation depuis dix ans suite à l’essor des produits chinois et turcs, il revient à la Confédération patronale par le haut. Ses responsabilités à la tête d’un parti politique libéral, le RNI (2010-2016), jouant les premiers rôles dans des alliances politiques avec les islamistes du PJD tout en les combattant ont fait couler beaucoup d’encre sur une « politisation » du patronat.

Écrit par
Olivier

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