Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Banker

Recul attendu des transferts de migrants en 2021

Bien qu’ils soient les moins chers, les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes, les banques fermant leurs comptes pour réduire les risques de non-respect des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et des normes contre le financement du terrorisme. La BM appelle de ses vœux un assouplissement de certaines règles et une réduction des tarifs.

L’Afrique subsaharienne vulnérable

Les transferts d’argent vers la région Moyen-Orient et Afrique du Nord devraient chuter de 8 % en 2020, à 55 milliards $. Les envois vers l’Égypte, premier pays bénéficiaire de la région, se sont jusqu’ici révélés contracycliques, les travailleurs égyptiens installés à l’étranger ayant augmenté le montant des transferts ponctuels à leurs familles.

Ces flux devraient finir par baisser : avec l’affaiblissement des cours du pétrole et le ralentissement économique dans les pays du Golfe, les remises migratoires vers les principaux pays bénéficiaires se tasseront. En 2020, l’Égypte devrait connaître une baisse d’environ 9% de ses transferts, le Maroc 5% et la Tunisie 15%.

A LIRE AUSSI

Diaspora : Les transferts d’argent reprendront en 2021

En matière de coûts, la BM note que le tarif moyen pour l’envoi de 200 $ vers la région a augmenté au troisième trimestre 2020, à 7,5 %, contre 6,8 % un an auparavant.

Enfin, les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne devraient reculer d’environ 9 % en 2020, à 44 milliards $. Si les flux à destination du Kenya restent pour l’instant positifs, ils devraient finir par plonger en 2021. Les transferts vers tous les grands pays bénéficiaires devraient baisser.

Selon la BM, Les migrants subsahariens sont touchés « de manière disproportionnée » dans les pays d’accueil car beaucoup sont dans des conditions de travail précaires et des emplois informels, avec une forte vulnérabilité à la contagion et à la perte d’emploi. En outre, ces migrants sont souvent exclus des systèmes de protection sociale, des soins de santé et des mesures de relance gouvernementales.

La sous-région est donc « la plus chère du monde » en matière de coût de transfert, en dépit d’un léger tassement du prix d’envoi de 200 $, de 9% en 2019. Le déploiement de technologies numériques conjugué à la mise en place d’un environnement réglementaire favorisant la concurrence entre opérateurs.

Temporairement, demande la BM, les autorités pourraient réexaminer la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, dont le coût est supporté par les utilisateurs des moyens de transferts.

KA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts