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Politique

Boni-Claverie, la seule femme candidate abandonne

L’opposante ivoirienne Danièle Boni-Claverie, seule femme candidate à la présidentielle n’ira finalement pas à la compétition électorale du 31 octobre 2020. Elle vient d’abandonner.

Par Kimberly Adams

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD, opposition), Danièle Boni-Claverie, est catégorique : « Je décide (…) avec l’accord de mon parti de retirer ma candidature à l’élection présidentielle ».

Au-delà du 31 octobre 2020 « nous considérons que le chef de l’Etat n’a ni légitimité ni légalité et une transition concertée s’impose (…) l’idée d’une transition fait son chemin malgré le refus dédaigneux et catégorique des autorités»

Jusqu’ici seule candidate dans une présidentielle majoritairement dominée par les hommes, elle justifie sa décision ainsi : « L’URD a toujours affirmé sa volonté de participer aux élections, mais pas à n’importe quelles conditions».

Dans un long développement, elle assure avoir réuni tous les documents exigés par la Commission électorale indépendante (CEI), pour la constitution de son dossier de candidature. Mais son retrait s’explique, selon elle, par les arguments suivants : « Nous ne voulons plus que des Ivoiriens meurent pour un scrutin (…) l’URD se refuse à envoyer nos compatriotes à l’abattoir sans une réconciliation effective qui implique la libération de tous les détenus d’opinion dont cinq députés (…)

L’URD ne peut cautionner le braquage électoral que constitue le 3è mandat du chef de l’Etat et rejette toute idée de laisser la CEI, qui n’a aucune légitimité pour contrôler le processus électoral en Côte d’Ivoire. L’URD tient à marquer sa défiance à l’égard du Conseil constitutionnel dominé par des proches de M. Alassane Ouattara, qui lui sont donc redevables ».

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Présidentielle 2020 : Danielle Boni Claverie, première femme candidate

Au-delà du 31 octobre 2020 « nous considérons que le chef de l’Etat n’a ni légitimité ni légalité et une transition concertée s’impose (…) l’idée d’une transition fait son chemin malgré le refus dédaigneux et catégorique des autorités.

Il est essentiel d’élaborer un nouveau contrat social qui permettra aux Ivoiriens de se retrouver, de tout mettre à plat et de se mettre d’accord sur l’essentiel (…) La transition concertée permettra la tenue d’un dialogue inclusif pour aboutir à l’instauration d’un régime démocratique sain et durable et d’un processus électoral qui in fine traduira véritablement le choix des électeurs ».

Pour cette présidentielle, au total, quarante-cinq (45) prétendants ont fait acte de candidature. Il revient dans les 15 prochains jours au Conseil constitutionnel de trancher de  la recevabilité ou non de ces différentes candidatures.

KA

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