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Niger: Mieux répondre aux besoins

Face au déficit céréalier chronique et à la pauvreté qui gagne chaque jour du terrain, le Niger a engagé un combat contre l’insécurité alimentaire. Ce vaste pays du Sahel doit d’abord relever plusieurs défis. 

Les objectifs assignés au secteur agri­cole par le gouvernement nigérien sont déclinés dans l’initiative les Nigériens Nourrissent les Nigériens (i3N). Au Niger, les déficits des productions vivrières (une année sur trois est déficitaire), soumettent les populations à l’insécurité alimentaire.

Faire en sorte que « les Nigériens Nourrissent les Nigériens, par leurs propres efforts de production et d’organisation», implique que « des solutions appropriées soient trouvées pour réduire la fréquence des déficits céréaliers et fourragers, améliorer la qualité nutritionnelle, assurer un approvisionnement régulier des marchés et garantir leur accessibilité à toutes les catégories sociales du pays », explique le Haut-commissaire à l’i3N.

La majorité de la production du sous-secteur agricole est destinée à assurer la sécurité alimentaire des ménages. La commercialisation des produits agricoles, composée des surplus de production et des réponses à un besoin ponctuel de liquidités, est faible

Le financement des actions pourrait s’opérer à travers des systèmes classiques de financement public ou privé et des nouvelles approches de finance­ment tels que le Fonds d’investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le Partenariat public-privé. De solutions réalistes, pour le président de la République, Mahamadou Issoufou, qui rappelle : « en plus des eaux de surface, comme celles du fleuve Niger, le pays possède d’immenses gisements d’eau souterraine. Nous disposons de terres irrigables. En mobilisant toutes ces ressources ainsi que les eaux pluviales, les sécheresses récurrentes ne seront plus syno­nymes de famines ».

Plus critique, Issaka Garba, chargé de programmes Sécurité alimentaire de la Fédération des groupements paysans du Niger (FUGPN-Mooriben), considère que cette initiative est « vidée de toute sa substance parce que les organisations paysannes ne sont pas asso­ciées, encore moins les producteurs ». Pourtant, les principes directeurs d’interventions de l’i3N sont « entre autres, la mobilisation et la responsabilisation de tous les groupes d’acteurs, à toutes les étapes du processus de conception et de mise en oeuvre, en prêtant une attention aux organisations des producteurs, à la femme et à la jeunesse », se défend le Haut-commissariat à l’i3N.

L’initiative exprime la conviction collec­tive qu’avec les atouts et les opportunités de développement qui s’offrent à lui, le Niger est à même de faire jouer au secteur agricole un rôle majeur dans la croissance économique. En effet, l’agriculture (avec l’élevage) constitue le fondement de l’économie nigérienne avec une contribution estimée à 40 % à la forma­tion du PIB, ces dix dernières années.

Ainsi, la Banque mondiale estime que le potentiel agro-sylvo-pastoral du Niger est largement sous-exploité et qu’il pourrait contribuer davantage à l’économie natio­nale : « La majorité de la production du sous-secteur agricole est destinée à assurer la sécurité alimentaire des ménages. La commercialisation des produits agricoles, composée des surplus de production et des réponses à un besoin ponctuel de liquidités, est faible. Les cultures vivrières représentent environ 76 % de la production agri­cole et sont dominées par le mil, le sorgho et le riz. Mais, les rendements de ces différentes cultures restent faibles et fluctuants avec une croissance de la production fondée essentiellement sur l’augmentation des superficies ».

 

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