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Mustapha Azaïez, DG d’Assurances Comar Côte d’Ivoire

Autre élément qui a pesé dans ce choix : le potentiel de croissance. En Côte d’Ivoire, le marché ne représente que 1,7 % du PIB, contre 1,9 % en Tunisie, 3 % au Maroc et 2,8 % au Kenya. D’autre part, le taux de croissance du PIB ivoirien se situe autour de 8 %-9 %, ce qui laisse envisager un rythme de progression important pour le secteur des assurances.

Mustapha Azaïez explique qu’avec une plus forte croissance économique, le secteur des assurances se développe, non seulement parce que la part du secteur dans le PIB est plus importante en termes réels, mais aussi parce que les entreprises et les particuliers deviennent plus enclins à souscrire une assurance.

L’an dernier, le marché de l’assurance a fait un bond de 8 % ; celui de l’assurance-vie a progressé de 13 % et cette croissance à deux chiffres devrait poursuivre. Néanmoins, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, prévient le nouveau responsable. Plusieurs grandes sociétés sont déjà présentes sur le marché, notamment Saham (premier assureur marocain, récemment acquis par le sud-africain Sanlam), Axa et Allianz, en plus des acteurs locaux comme NSIA et SUNU. Mustapha Azaïez est convaincu que Comar a quelque

chose de plus à proposer et dispose d’un avantage comparatif ; la société se différencie par l’offre d’un éventail complet de services. Par exemple, dans le domaine de l’assurance santé, le client aura accès aux cliniques privées ivoiriennes et tunisiennes. D’autre part, il bénéficiera automatiquement d’un deuxième avis médical, sans coût supplémentaire.

Une proposition unique sur le marché

Comar peut utiliser le vaste réseau du groupe pour faire appel aux meilleurs spécialistes, afin d’obtenir ce deuxième avis médical même s’ils travaillent en Europe ou ailleurs. Comar applique un modèle similaire dans le domaine de l’assurance automobile, qu’il complète par une assistance dépannage.

L’assureur compte cibler les particuliers tout comme les entreprises. Aux particuliers, il propose l’assurance bâtiment, automobile et santé. Aux entreprises, il offre une gamme de services complète, y compris des services plus complexes comme une protection contre les risques politiques et terroristes.

Les relations déjà établies grâce à Alios Finance aideront Comar, selon Azaïez, à s’implanter plus rapidement sur le marché que si la société s’était installée seule ailleurs.

Un domaine dans lequel Azaïez souhaiterait que les réglementations soient plus strictes concerne les primes d’assurance prélevées par certains acteurs du marché. « On voit actuellement des assureurs pratiquer des prix inférieurs à ceux du marché », s’inquiète-t-il. « L’assurance voiture est obligatoire et les tarifs sont réglementés. L’organe de réglementation a instauré un seuil minimal que certains assureurs ne respectent pas afin de devancer les concurrents », dénonce-t-il.

Compte tenu de la maturité du marché, un tarif minimal ne constitue pas un problème, estime-t-il « mais cela fausse le marché et n’assure plus des conditions équitables quand certains assureurs ne respectent pas les exigences réglementaires, devançant injustement les concurrents qui se conforment à la loi ». Mustapha Azaïez est néanmoins convaincu que ces problèmes disparaîtront avec le temps.

Pour démarrer ses activités, Comar a dû réunir un capital de 5 milliards de F.CFA (7,6 millions d’euros), le nouveau seuil minimal depuis juin 2016. Les assureurs déjà présents sur le marché doivent parvenir à un capital de 4,5 millions d’euros d’ici à 2019 et de 7,5 millions d’ici à 2021 pour conserver leur agrément. La consolidation, estime-t-il, permettra de réduire le nombre de grands assureurs, qui respecteront les mêmes règles.

Mustapha Azaïez considère que le secteur des assurances va se transformer. « La technologie n’a pas encore été adoptée de la même façon que dans le secteur bancaire. » Il considère que la réglementation n’a pas suivi dans ce domaine encore mais il demeure persuadé que la technologie jouera un rôle plus important dans l’avenir de ce secteur.

Il tient à insister sur le fait que Comar apporte une proposition différente sur le marché. « Son objectif n’est pas simplement de s’octroyer des parts de marché mais de proposer autre chose, de renforcer les compétences dans le secteur et d’offrir aux clients le savoir-faire que nous avons acquis en 50 ans », détaille-t-il.

Quand la société va-t-elle songer à se lancer dans une expansion continentale ? « Tout d’abord, nous voulons bien nous établir en Côte d’Ivoire, qui est un vaste marché en lui-même, puis nous nous intéresserons à d’autres marchés. Nous envisagerons toutes les possibilités : croissance organique ou acquisitions », précise Mustapha Azaïez. L’aventure ne fait que commencer. n

Une réponse à “Mustapha Azaïez, DG d’Assurances Comar Côte d’Ivoire”

  1. Author Thumbnail Soumahoro vanly Salomon dit :

    Bonsoir , je suis un sinistré de Comar datant depuis le mois d’avril j’ai fournis tous les documents nécessaires , tel que l’expertise et le constat y compris le procès verbal après déposer le dossier le responsable m’a dit que je devais attendre d’abord que ecowas indemnise l’assurance avant qu’il m’indemnise j’ai donc patienté jusque-là et aucuns nouvelle , j’ai envoyé un huissier qui est venu me dire après que l’assurance refuse de payer parce que ecowas ne l’a pas payer , j’ai vraiment besoin d’aide car cela ternis l’image de l’assurance svp je suis au +225 79956598 merci

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