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African Business

Mieux aider les petits agriculteurs face aux changements climatiques

En termes d’activités, environ 1 milliard $ a été engagé pour améliorer la production agricole, et 1,3 milliard $ cible, chaque année, les infrastructures résilientes au climat et les moyens de subsistance des communautés rurales. L’assistance technique aux décideurs politiques représentait 10% de tous les financements climatiques dans la région.

Aller vers ceux qui en ont le plus besoin

Les petits exploitants agricoles produisent 50% des calories alimentaires dans le monde. Toutefois, la hausse des températures, conjuguée à l’incidence accrue des sécheresses et des inondations, détruit leurs cultures et leur bétail et fait qu’ils ont du mal à gagner leur vie et à nourrir leur communauté.

Pour l’heure, il est difficile de chiffrer de manière détaillée les financements climatiques qui seraient les plus utiles aux petits exploitants. Au sens large, leurs besoins sont estimés en milliers de milliards de dollars chaque année, ce qui donne un ordre de grandeur des investissements climatiques requis. « Les pouvoirs publics doivent veiller à ce que les financements climatiques parviennent aux personnes qui en ont le plus besoin, et les petits exploitants agricoles devraient figurer au sommet de cette liste, et non à son dernier rang », commente Margarita Astralaga, du FIDA.

Les ressources publiques ont le potentiel de réduire les risques d’investissement dans le développement agricole et, par conséquent, de catalyser le financement du secteur privé, souligne le rapport.

En 2021, le Fonds lancera le Programme élargi d’adaptation de l’agriculture paysanne (ASAP+), un mécanisme de financement climatique conçu comme le plus grand fonds destiné à acheminer ces financements vers les petits producteurs, afin de les aider à s’adapter aux changements climatiques et à lutter contre la faim et la malnutrition.

De son côté, le FIDA a déjà acheminé plus 300 millions $ à plus de 5 millions d’agriculteurs, dans 41 pays.

Le rapport s’achève sur une série de recommandations diverses. Il suggère ainsi d’améliorer la collaboration entre les secteurs public et privé pour atténuer le risque associé aux investissements dans le secteur agricole et mobiliser les ressources financières.

Il suggère également de multiplier des données sur les effets des changements climatiques, afin de mieux orienter les décisions et les dépenses publiques. Cette collecte de données peut se doubler, bien sûr, d’un compte rendu régulier des efforts entrepris, sur le terrain.

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