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Michel Djombo, cofondateur de General Trading Company

Michel Djombo se présente sur son compte Twitter comme un « afro-optimiste objectif ». Le jeune entrepreneur, bilingue, ingénieur en télécoms, a de grandes ambitions pour son pays dans l’agrobusiness.

Brazzaville, J.J. Arthur Malu-Malu

Né à Brazzaville, d’un père congolais et d’une mère russe, Michel Djombo connaît un début de parcours scolaire quelque peu haché, ballotté entre Sofia, en Bulgarie, où son père est ambassadeur, et Brazzaville, où il revient en 1988, vers l’âge de dix ans, s’insérer dans un système éducatif rigide, composé d’écoles aux ressources limitées.

Sa mère se prononce en faveur de l’école française, tandis que son père, perméable aux thèses communistes, tient à voir son fils être traité « comme tout le monde », lui préférant un établissement public.

« L’école congolaise était en délabrement. Tout s’effritait dans ce pays qui élaborait un plan quinquennal de développement. Le choc était plutôt dur pour moi », révèle Michel Djombo. Bon an, mal an, il s’applique et parvient à achever ses études secondaires, à la grande satisfaction de ses parents. Il débarque ensuite au nord-est de Londres, bac en poche, pour effectuer des études à l’université d’Es­sex d’où il sort avec un master en Ingénierie de l’Internet.

À ce stade de sa vie, il a du mal à hiérar­chiser ses priorités. Poursuivre les études ? Rentrer au Congo ? Tenter de trouver un emploi en Europe ? Rien de précis ne se dessine dans son esprit ; tel n’est pas le cas de son frère Arnaud, qui a regagné le pays après de brillantes études en France, en 2006. Michel Djombo tient à apporter sa part de contribution au développement de son pays qui s’est fixé un objectif ambitieux : rejoindre le club des pays émergents à l’horizon 2025.

Après avoir pesé et soupesé les choses, Michel Djombo prend le train Eurostar pour se rendre à Paris, de l’autre côté de la Manche, où il obtient un diplôme d’ingénieur en télé­communications au bout de deux ans.

Retour au Congo

Son diplôme britannique et sa maîtrise de la langue anglaise sont des atouts indé­niables : BNP Paribas, grand groupe bancaire présent dans plus de 70 pays dans le monde, se laisse séduire par son CV. Et l’embauche au premier rendez-vous, après un bref entretien, pour l’affecter dans l’équipe chargée de « l’au­dit des performances » des réseaux. « Le fait que je venais d’une université anglo-saxonne était très vendeur en France où j’ai reçu des propo­sitions intéressantes. En Angleterre, je n’aurais pas eu cet avantage, j’aurais été un candidat comme tous les autres », explique-t-il.

Après avoir patiemment gravi les éche­lons, Michel Djombo est gagné par l’ennui, cinq ans après son arrivée. Il a envie de rele­ver de nouveaux défis et de se confronter à de nouvelles expériences. « En 2010, j’ai démissionné de la BNP pour tenter d’explorer d’autres horizons », affirme-t-il sans regret. Il quitte ainsi l’univers bancaire pour rejoindre Opnet, une entreprise américaine spécialisée dans la vente de logiciels. « J’y ai passé deux ans. C’est un environnement américain, avec un management horizontal, des pratiques différentes, très dynamiques et aux antipodes des pratiques françaises».

En 2010, sa décision est prise : le retour au Congo s’impose. Une fois sur place, Michel n’entend pas envoyer des CV à droite et à gauche, dans l’incertitude. Il a un nom : Djombo.

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