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Maroc : Changement dans la continuité

Ce que réfute catégoriquement l’exécutif qui renvoie au budget 2018 l’intégration des mesures annoncées dans le programme gouvernemental 2017- 2021. En contrepartie, des mesures d’urgences ont été annoncées par le cabinet El Othmani qui a constitué une commission interministérielle. Sa mission est de finaliser l’identification d’une centaine de mesures à mettre en œuvre dans les trois prochains mois afin de pallier le retard accusé dans l’adoption de la loi de Finances.

Promesses et engagements

Parmi les mesures déjà identifiées par le gouvernement, l’adoption d’une nouvelle charte d’investissement, l’affectation des ressources à des ministères pour le recrutement des agents dans la fonction publique, la réalisation de quelques projets dans le monde rural ainsi que la poursuite de la réforme de la Caisse des retraites ainsi que des mesures à « fort impact social destinées aux couches vulnérables».

Un message aux entrepreneurs

Le programme gouvernemental se compose de cinq grands axes dont les trois premiers renvoient plus à des généralités. Il s’agit du renforcement de la démocratie, de l’État de droit et de la régionalisation, de la réforme de l’administration et de la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que du rayonnement du Maroc à l’international.

Les deux derniers axes concernent les volets socio-économiques. Le gouvernement s’engage à poursuivre les efforts en matière de développement humain ainsi qu’en matière de renforcement de la cohésion sociale et territoriale.

Là aussi, le chef du gouvernement a reconnu que « la politique et les mesures sociales du gouvernement précédent seront maintenues, renforcées et étendues ». En plus des décisions destinées à soutenir les couches défavorisées à travers un ciblage et l’identification des personnes en situation de précarité, le gouvernement s’est engagé à renforcer la mise à niveau et la réhabilitation du monde rural avec une enveloppe de 50 milliards de dirhams (4,62 milliards d’euros) sur sept ans, conformément aux instructions données en 2016 par le roi Mohammed VI.

Les taux d’accès aux services de base seront également significativement augmentés, comme l’amélioration des indicateurs scolaires, ainsi que l’amélioration de la couverture santé qui sera portée de 60 % à 90 %, ou l’accès aux soins de santé de base qui passera de 60 % à 100 % en 2021.

D’autre part, la réduction du déficit en logements serait ramenée de 400 000 à 200 000 unités à travers la production de 800 000 logements sociaux sur cinq ans, avec un accent particulier sur la lutte contre l’habitat insalubre. Sur 120 000 familles vivant dans des bidonvilles recensés, la moitié sera recasée sur la même période, a promis le gouvernement.

Le gouvernement devra « faire évoluer le modèle économique, créer des emplois et promouvoir le développement durable ». Dans le détail, il s’engage à améliorer le climat des affaires afin de faire figurer le Maroc dans le top 50 du Doing Business (le pays est 68e) ainsi que d’améliorer la compétitivité du Royaume en renforçant le soutien au Plan d’accélération industrielle (PAI) lancée en 2014 et qui court jusqu’en 2021.

Le gouvernement s’est engagé à faire adopter dans les plus brefs délais la nouvelle charte de l’investissement, à engager la réforme des organismes de promotion commerciale, à renforcer la préférence nationale en matière de marchés publics ainsi qu’à prendre les mesures d’accompagnement de 20 000 PME et de 100 000 autoentrepreneurs.

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