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Mali : Alassane Ouattara souhaite la levée sous conditions des sanctions

Mali : Alassane Ouattara souhaite la levée  sous conditions des sanctions
  • Publiéjanvier 20, 2022

Le président ivoirien Alassane Ouattara était en visite de travail et d’amitié lundi 17 janvier chez le président gabonais Ali Bongo.

Par Serges David

Certes les deux présidents ont fait un tour d’horizon de l’actualité internationale, mais leur tête-à-tête a été marqué par les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre le Mali.

« Nous sommes très malheureux d’avoir imposé ces sanctions. Nous avons tout fait pour que les autorités militaires du Mali organisent des élections dans des délais convenables, c’est à notre corps défendant que nous avons mis ces sanctions en place. La situation des populations est difficile aussi bien au Mali que dans les grands pays voisins, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire », Alassane Ouattara.

Sujets abordés

Les deux chefs d’État ont admis la nécessité d’un renforcement de la coopération entre Abidjan et Libreville. Ce renforcement doit se sentir également dans les questions régionales et internationales, comme la gestion de la pandémie de la Covid-19, le changement climatique et notamment la situation sociopolitique au Mali.

Les chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont mis le 19 janvier le Mali sous embargo en décidant de fermer les frontières des pays membres avec Bamako. Seuls les produits de première nécessité pourront continuer à circuler.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Ali Bongo Ondimba, Alassane Ouattara a abordé la question malienne et les sanctions de la Cedeao.

De son point de vue : « Il est inacceptable qu’un régime militaire reste en place un quinquennat. Autant faire des élections » ; abordant la question des sanctions, le président ivoirien a souligné que « nous sommes très malheureux d’avoir imposé ces sanctions.

Nous avons tout fait pour que les autorités militaires du Mali organisent des élections dans des délais convenables, c’est à notre corps défendant que nous avons mis ces sanctions en place. La situation des populations est difficile aussi bien au Mali que dans les grands pays voisins, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire ».

Conditions de levée des sanctions

Mais Ouattara ne s’est pas contenté de justifier les sanctions de la Cedeao, il a indiqué que : « Notre souhait est que la situation se normalise le plus tôt possible ». C’est d’ailleurs pourquoi, il a dit que « c’est la junte qui doit prendre les initiatives. Redémarrer les discutions, proposer un délai et l’application de ce délai avec les conditions qui seront posées par les négociateurs pour permettre la levée progressive des sanctions. C’est cela notre souhait ».

Lors du sommet extraordinaire tenu à Accra au Ghana, le dimanche 9 janvier 2022, les chefs d’État de la Cedeao ont notamment décidé de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays membres et le Mali et la suspension de toutes les transactions commerciales.

Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, les chefs d’État ont décidé du gel des avoirs de l’État malien à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).

Pour sa part, l’Union européenne (UE) a décidé d’imposer des sanctions au Mali conformément aux mesures déjà prises par la Cedeao.

@SD

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Par Serges David

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