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Lotfi Saïbi, fondateur de 4D Leadership-House

Une académie d’été

Au-delà de la crise de la gouvernance et de l’emploi, qu’est-ce qui manque tant à la jeunesse africaine au point de se jeter massivement sur les routes dangereuses de l’émigration ? Le leadership, répond inlassa­blement Lotfi Saïbi.

À travers son cabinet de conseil 4D Leadership House (4dlh), il veut aider les jeunes africains à « reprendre le leadership», et avoir la capacité de rêver et d’avoir une vision pour eux-mêmes et pour le continent. « Un leader est quelqu’un qui démontre ce qui est possible », affirme-t-il avec force. De son expérience américaine, Lotfi Saïbi retient que pour concrétiser les rêves les plus fous, il faut les tourner en action. Il faut aussi encourager l’initiative privée, dit-il, car « l’échec n’est jamais final, le succès passe justement par l’échec».

Après avoir « aidé » pendant la campagne électorale de Barack Obama en 2008, surtout dans la communication digi­tale, Lotfi Saïbi est convaincu que les TIC sont des outils qu’il faut « savoir utiliser pour en tirer profit». Parce qu’il « sait utili­ser Facebook pour faire du networking», ce réseau social génère aujourd’hui, 40 % des revenus de son entreprise.

Mathématicien à la base, Lotfi Saïbi s’est orienté vers la gestion et le management et structura­tion de l’organisation. Il cumule plus de 25 ans d’expérience dans divers domaines tels que la gestion des processus, la plani­fication stratégique, le développement de programmes d’apprentissage et de forma­tion stratégiques.

« Dans mon cursus, j’ai toujours été proche de la direction avec de bons leaders et d’autres qui ne l’étaient pas », explique-t-il. Il a aussi enseigné le mana­gement, la communication digitale, les stratégies politiques aux États-Unis. Avant de se concentrer sur le développement du leadership et la conduite du changement.

Depuis son retour, il multiplie les initiatives visant à enseigner le leadership à la jeunesse. Comme la création d’une académie d’été de leadership destinée aux jeunes Tunisiens pour en faire des vecteurs du changement.

« Mon rêve est d’identifier, de former et d’accompagner les jeunes modèles dans de nombreuses régions d’Afrique. Nous devons nous éloigner des anciens modèles de leader­ship politiques et sportifs et les remplacer par du nouveau, des jeunes qui ont bâti un chemin pour le succès, des jeunes qui croient aux valeurs du travail acharné et de l’intégrité, qui croient que l’avenir est en Afrique et non en Europe ou en Amérique », précise-t-il.

Mais ce n’est pas seulement la jeunesse qui a besoin d’être encadrée. Il y a aussi les entreprises qui emploient cette jeunesse. Pour celles-ci, le leadership est « l’atout maître » pour un management en accord avec son temps, explique Lotfi Saïbi. Surtout dans un contexte de révo­lution digitale, d’internationalisation et de tyrannie des marchés.

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