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RDC: les potentialités d’affaires

De même, la loi portant ratification de la Convention de New York de 1958 sur les sentences arbitrales a été promulguée le 26 juin 2013. Enfin, des innovations majeures ont été adoptées en vue de faciliter le commerce transfrontalier. L’implantation du logiciel Sydonia Word a permis de simplifi er les procédures de douane et de les réduire à 13 jours à l’exportation et 25 jours à l’importation. Et pour faire encore mieux dans ce domaine, le gouvernement a conclu un contrat avec un opérateur privé pour la mise en place d’un Guichet unique intégral pour le commerce extérieur. Il sera bientôt opérationnel. La fiscalité a également été allégée avec l’entrée en vigueur, en janvier 2012, de la TVA, fixée à 16 %. Les échéances fiscales ont été fusionnées et un formulaire unique de déclaration d’impôt est en cours de finalisation. Le taux d’imposition sur les bénéfices a été réduit de 40 % à 35 %. Des efforts reconnus dans le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale : la RDC y figure parmi les dix économies mondiales ayant accompli le plus de réformes pour faciliter les initiatives entrepreneuriales.

Des ressources incommensurables

Le Congo, l’un des « géants » de l’Afrique, attire de nouveau les entreprises et les investisseurs. Avec une superficie de 2 345 000 km² ; un sous-sol riche en minerais aussi variés que le cuivre, le cobalt, l’argent, l’uranium, le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse ou encore le coltan, la RDC dispose d’importantes ressources naturelles.

Résolument décidées à accélérer la diversification de son économie, les autorités nationales se sont engagées à promouvoir les autres secteurs porteurs du pays. À commencer par l’agro-business. Le potentiel agricole porte sur près de 80 millions d’hectares de terres arables et 4 millions d’hectares de terres irrigables ; 125 millions d’hectares de forêt tropicale et la capacité de produire 700 000 tonnes de poissons.

Libéralisation du secteur de l’énergie électrique

La libéralisation du secteur de l’énergie, à travers la loi du 17 juin 2014, doit encourager l’investissement privé dans les domaines de la production, la distribution et le transport de l’électricité. L’objectif est de résoudre le déficit énergétique que connaît la RDC. Le gouvernement a lancé divers grands projets parmi lesquels la construction de la centrale Inga III, dont la capacité prévue est de 4 500 MW, pour un coût de 12 milliards $ ; la construction du Grand Inga, d’une puissance de 39 000 MW, pour un coût de 60 milliards $ ; la reconstruction des centrales hydrauliques et la construction des lignes de transport d’électricité, pour un coût de 6,4 milliards $ ; et la construction d’autres centrales afin de servir de sources d’approvisionnement en faveur des industries locales pour une capacité de 1 960 MW.

Amélioration des infrastructures de base

Réhabiliter et moderniser les infrastructures de base du pays est l’un des axes prioritaires du programme d’action du gouvernement. Dans le domaine du transport et de l’agriculture notamment. Ces infrastructures devront tenir compte des évolutions tant démographiques que technologiques du pays. L’État fait appel aux investisseurs privés, dans le cadre de partenariats public-privé ; il prévoit de poser les bases d’une agriculture moderne, à travers des parcs agro-industriels, de réhabiliter des chemins de fer (voies et locomotives), de réhabiliter et de moderniser des infrastructures aéroportuaires (pistes, tours de contrôle, blocs techniques et aérogares, équipements de navigation aérienne), de créer une compagnie aérienne (Congo Airways), d’acquérir des équipements de balisage et du dragage du fleuve, etc. Les projets sont nombreux. Il ne reste qu’à investir !

ENCADRÉ 

La RDC en route Les efforts drastiques et les réformes difficiles mais nécessaires menées par le gouvernement congolais, selon la vision du président Joseph Kabila, ont permis de dégager d’importantes ressources immédiatement réinvesties dans le développement socio-économique du pays.

La gestion plus rationnelle des ressources nationales a permis au gouvernement de la RDC de dégager des ressources réinvesties dans la construction, la réhabilitation, la modernisation des infrastructures. Dans le cadre du programme de réunification de la RDC par voie routière, toutes les provinces seront reliées à Kinshasa par la route. Quelque 6 000 km de route, en béton et en terre, doivent être aménagées.

Une aérogare modulaire est en fin de construction sur le site actuel de l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa. Le port de Matadi a été réhabilité pour renforcer ses capacités. Banana, le point d’entrée par l’océan, doit accueillir un grand projet de port en eau profonde. En attendant, un port flottant fera la transition jusqu’à sa construction.

Dans le cadre du projet de réhabilitation et reconstruction des infrastructures scolaires (PRRIS), 1 000 écoles doivent être construites. La gratuité de l’enseignement primaire, dans 9 des 11 provinces, a été généralisée. Un total de 330 centres de santé, toujours financés par le gouvernement, doivent être réhabilités et équipés.

L’institut médical de Kinshasa a été entièrement reconstruit et équipé et est devenu l’Institut national pilote d’enseignement des sciences de la santé (Inpess). L’hôpital général provincial de référence de Kinshasa et la clinique Ngaliema ont été dotés de matériaux modernes. L’hôpital du cinquantenaire de Kinshasa est entré en activité. Le gouvernement travaille désormais à la mise en place de la couverture maladie universelle.

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