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Les entreprises françaises à l’affût

La voix du Nord

Certains font le choix inverse. Ainsi, Vergnet Hydro fournit des pompes à eau dans toute l’Afrique. Présente depuis 30 ans au Mali, l’entreprise ne regarde plus aujourd’hui que vers le Nord. « Nous suivons principalement les grands marchés d’adduction en eau potable des bailleurs de fonds », explique Emmanuel Bole, chargé d’affaires de Vergnet Hydro pour l’Afrique. « Et ici, nous essayons de suivre tout ce qui va se faire pour le Nord, qui a été un peu abandonné ces dernières années. » Réhabilitation des forages, nouvelles installations de pompes et de réseaux d’adduction d’eau, les opportunités sont aussi importantes que tributaires du contexte sécuritaire.

L’entreprise a déjà obtenu un premier contrat portant sur la fourniture de 109 pompes manuelles à Mopti, une ville qui marque la limite entre le Sud et le Nord du Mali. « C’est signé, les pompes partent en novembre et arriveront au Mali en décembre. Ensuite, nous tenterons de pousser plus loin, vers Gao et Kidal. Les villes sont en zone rouge, “fortement déconseillée”, par les autorités françaises, mais nous avons la chance d’avoir un partenaire local qui peut intervenir pour l’installation. De toute façon, nous travaillerons dans le cadre des normes de sécurité imposées par l’ambassade et par nos autres partenaires », explique Emmanuel Bole. L’Union européenne prévoit un vaste projet de réhabilitation de 300 pompes dans l’extrême Nord, qui doit encore être finalisé. « Nous ne sommes pas partis du Mali, et nous voulons continuer de travailler ici », assure le représentant de Vergnet Hydro. Sur les 4 000 pompes à eau fabriquées par l’entreprise cette année, 600 sont destinées au Mali, et sur les 100 000 pompes Vergnet déjà installées dans le monde, 2 500 se trouvent sur le sol malien. « Ce pays est une référence pour nous, une vitrine. Ce n’est pas un pays “de coups”, nous essayons d’y installer quelque chose dans la durée. »

S’implanter dans la durée, tisser des liens, voilà le principal argument des entreprises françaises, qui font valoir leur expérience face à une concurrence chinoise omniprésente dans les discours. Au mois de septembre, le président Keïta est revenu de Pékin en annonçant « 34 engagements » passés avec des entreprises chinoises, pour plus de 5 500 milliards de F.CFA, soit 8,4 milliards d’euros.

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