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Les entreprises françaises à l’affût

De gros projets dans les transports

Précisément, Bamako a annoncé, début septembre, l’élaboration d’un cadastre. « Le pays a des projets d’infrastructures autoroutiers et ferroviaires », poursuit Matthieu Lefebvre. Parmi les exemples évoqués par le ministère des Transports, figure la ligne de train entre Dakar et Bamako. Cette ligne existe déjà, mais elle pourrait être reconstruite, voire doublée et prolongée jusqu’au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Matthieu Lefebvre évalue à « plusieurs centaines de milliers d’euros » les marchés qui le concernent.

« Ce projet ferroviaire Dakar-Bamako comporte toute une partie “réhabilitation” qui peut être intéressante », explique Thierry Girard, directeur commercial international du groupe NGE. Ce spécialiste des travaux publics, fort de sa filiale au Maroc, cherche désormais à s’implanter en Afrique subsaharienne. Pour cela, NGE pourrait rénover la ligne de train qui relie déjà le Sénégal et le Mali. « On sent très bien qu’il y a un vrai problème de financement », confie Thierry Girard, à propos du projet de construction d’une nouvelle ligne, « mais pour financer sa réhabilitation, les bailleurs ont la volonté de suivre. »

Quitte à prendre les travaux en cours, autant ne pas s’arrêter trop tôt. « Les villes ont incontestablement besoin d’équipements, poursuit Thierry Girard qui se lance dans une énumération gourmande . « Le Mali a des besoins classiques de transports, d’accès à l’eau ou d’aménagement… il faut un équipement général de la ville qui se prête à de nombreux projets d’infrastructure », ajoute-t-il. Parmi ces derniers, il relève l’aménagement des berges du fleuve Niger, qui traverse la capitale Bamako. « Ce sont des marchés tout à fait prometteurs, précise Thierry Girard, on en connaît encore mal le contenu mais ils représentent plusieurs dizaines de millions d’euros. »

S’implanter dans la durée, tisser des liens, voilà le principal argument des entreprises françaises, qui font valoir leur expérience face à la concurrence chinoise.

La principale limite aux appétits des entrepreneurs tient au risque sécuritaire. Ces dernières semaines, les attaques terroristes se sont multipliées dans le Nord du pays. Les attaques criminelles également, avec des vols de véhicules et des pillages de marchandises. Un élément nécessairement dissuasif. « Nous n’en-voyons pas de personnel là où nous ne voudrions pas être nous-mêmes, confirme Thierry Girard, mais on peut distinguer plusieurs zones au Mali, avec des degrés de sécurité différents. » Comme beaucoup d’entreprises, NGE fait le choix de ne s’intéresser qu’à des projets localisés dans le Sud du pays, là où les groupes armés ne circulent pas. « Nous nous implantons dans le pays, argumente Thierry Girard, donc nous n’allons pas ajouter une composante sécuritaire qui viendrait ralentir notre développement. Si nous voulons pérenniser notre implantation, il faut la poursuivre par étapes, mobiliser les financements et trouver les partenaires. »

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