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Les convictions de Laid Benamor

Au cours d’un forum sur l’entrepreneuriat, organisé en février 2015 à Alger, sous le titre Fikra (« Idée »), le patron de Benamor a délivré un autre message en faveur de l’initiative privée : « C’est aux jeunes de prendre le relais et de tenir les rênes de l’économie du pays, mais pour cela, il leur faut agir et entreprendre, et non se contenter d’écouter. »

Au cours de cette rencontre, d’autres hommes d’affaires se sont succédé à la tribune pour raconter leur Success Story, mais du haut de ses 49 ans, il symbolise une nouvelle génération de businessmen à la réussite propre, comportant de bonnes doses de virtuosité et d’aplomb. « Participer à cette conférence pourvoyeuse d’idées est un peu comme un devoir », a fait savoir Laid Benamor, ravi de partager son expérience et flatté à l’idée de servir de modèle. Rien n’est pourtant facile. 

« C’est aux jeunes de prendre le relais et de tenir les rênes de l’économie du pays, mais pour cela, il leur faut agir et entreprendre, et non se contenter d’écouter. »

Tout en exhortant les jeunes à franchir le pas, l’homme d’affaires décrit un chemin qui n’est pas toujours sans obstacles, dans un pays ou l’initiative privée ne bénéficie pas d’une pleine liberté. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a lui-même suivi une nouvelle voie, la promotion des intérêts de l’entreprise. 

En septembre 2014, Laid Benamor a pris la direction de la Chambre algérienne e commerce et d’industrie (CACI). « Aujourd’hui, l’entreprise est au coeur des débats et l’amélioration du climat des affaires est une exigence à laquelle on doit répondre. La CACI peinera à jouer son rôle tant qu’elle n’aura pas réussi à mobiliser et à se rapprocher des opérateurs économiques et des candidats à l’acte d’investir pour mieux cerner leurs attentes et préoccupations. Cette institution a également besoin de valoriser son capital ressources et d’opérer une mise à niveau dans certains nouveaux domaines d’expertise.

Comme il me semble aussi important de revoir certains mécanismes qui régissent son fonctionnement. Ce n’est qu’ainsi que la CACI pourra se repositionner comme une force de proposition crédible et une plateforme attractive à la fois, vis-à-vis des pouvoirs publics, mais aussi de ses adhérents », annonce le nouveau président, en guise de programme de réformes. 

En Algérie, les principaux freins à l’investissement concernent les tracasseries bureaucratiques, les manquements en matière de législation et surtout une sorte de mésestime affichée à l’égard des investisseurs locaux. Laid Benamor « ne comprend pas », par exemple, que des filiales de groupes étrangers domiciliées en Algérie arrivent si facilement à décrocher des contrats, alors que les opérateurs nationaux, « qui connaissent mieux la réalité du pays », n’émergent pas.

Il ne conçoit pas également que l’Algérie reste dépendante des importations – la facture alimentaire est en hausse constante – alors qu’elle dispose d’un bon tissu industriel et regorge d’investisseurs qui veulent faire leurs preuves. « Le seul partenaire avec lequel nous devons travailler est celui qui investit en Algérie », explique-t-il, à l’adresse des pouvoirs publics. 

Ses nouvelles responsabilités n’entravent pas l’activité d’homme d’affaires : en plus de la céréaliculture et la conserverie de tomates, le groupe Benamor vient d’opérer un nouvel investissement dans le tourisme. Un relais de croissance ? 

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