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Les Canadiens en pointe

Les investisseurs canadiens manifestent également leur intérêt pour le nickel. Sama Resources possède des permis d’exploration à Sipilou et à Samapleu, dans le Nord-Ouest du pays. Depuis cinq ans, la société effectue des relevés géophysiques de polarisation provoquée, de magnétométrie au sol, des relevés aéroportés magnétiques et radiométriques ainsi qu’électromagnétiques de type HTEM. De plus, la compagnie a réalisé 252 sondages pour plus de 26 600 m aux dépôts de Samapleu ainsi que sur plusieurs cibles prometteuses. Sama Resources a complété en 2013 un rapport technique portant sur l’évaluation de la ressource minérale de Samapleu, ayant comme objectif une opération à ciel ouvert produisant un concentré nickel-cuivre (Ni-Cu) via un processus métallurgique de flottation.

La compagnie, particulièrement active en Afrique de l’Ouest, est convaincue que le contexte géologique régional, s’étendant en Guinée voisine, présente toutes les caractéristiques nécessaires pour devenir une zone minière en métaux de base de classe internationale. Le permis de recherche Samapleu (PR123) est le fruit d’un accord entre Sama et la Sodemi, aux termes duquel la société canadienne détient 66,6 % des intérêts et la Sodemi 33,3 % . De plus, la compagnie possède deux permis de recherche, le PR300 Zérégouiné et le PR301 Worofla, détenus à 100 % par sa filiale Sama Nickel Côte d’Ivoire. 

Ouvertement, le Canada considère la Côte d’Ivoire comme « un pays d’intérêt », et n’hésite pas à inciter ses compagnies minières à y investir. Sa seule présence dans le secteur minier entraîne un effet domino ; de nombreux fournisseurs d’équipements canadiens spécialisés dans les services, la restauration et les activités annexes s’installent à Abidjan et à l’intérieur du pays. Ainsi, Bombardier a vendu deux avions de type Q 400 à Air Côte d’Ivoire. Côté pétrole, 90 % du pétrole produit par les gisements offshore « Baobab » et « Espoir », au large de Jacqueville (Sud), sont opérés par Canadian Natural Resources. 

En février 2014, plus de 15 compagnies canadiennes avaient participé au Forum Investir en Côte d’Ivoire. Elles étaient spécialisées dans les mines, le pétrole, les services, l’énergie, etc. Enfin pour ce qui concerne les investissements, Ottawa est aussi présent à travers des projets sur la biomasse et le solaire. En effet, la société canadienne Windiga Énergie envisage de produire dans les prochaines années 300 MW en biomasse et 100 MW en solaire. Soit 10 % de la production nationale.

Pour le promoteur, Benoît La Salle, il faut s’attendre à un investissement de 900 millions d’euros pour la biomasse et 200 millions d’euros pour le solaire, soit un total de 1,1 milliard d’euros (722 milliards de F.CFA). D’après des sources officielles, les relations commerciales du Canada avec la Côte d’Ivoire sont bien établies. En 2012, les échanges commerciaux bilatéraux avaient atteint près de 490 millions $, dont 37,7 millions $ en exportations ivoiriennes (essentiellement des aéronefs et pièces de rechange, céréales, engrais, des machines et des véhicules et pièces de rechange) et 451,7 millions $ d’exportations de produits ivoiriens, principalement des huiles et combustibles minéraux, des noix de coco, du caoutchouc, du bois et leurs produits connexes. 

Les investissements canadiens en Côte d’Ivoire sont orientés vers les secteurs pétrolier et minier. Les deux pays avaient signé un accord contre la double imposition en 1983 et un accord sur le transport aérien (ATA) en 1987. En août 2012, le Canada a décidé l’annulation de la dette de la Côte d’Ivoire (130 millions $) au titre de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) et du programme Initiative canadienne d’allégement de la dette.

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