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Les ambitions du Niger

Un catalyseur de l’économie, pas une rente

L’extraction du pétrole s’effectue dans le cadre d’un contrat de partage de production avec la société chinoise CNODC pour produire de l’essence, du gasoil, du GPL et tout récemment du pétrole lampant. La Soraz procure des revenus au titre des impôts et taxes auxquels est assujettie sa production comme la TVA, l’ISB et les droits de sortie.

« La question relative à la rente issue des ressources pétrolières reste encore entourée de nombreux mystères sur le continent africain. Dans les pays producteurs du pétrole, la gestion de la manne pétrolière demeure une affaire privée entre les responsables politiques au pouvoir et ceux des compagnies pétrolières. »

Le pétrole constitue un atout majeur dans la stratégie de développement du pays. « Le démarrage de la production de pétrole a permis de dynamiser la croissance en 2012, mais aussi d’atténuer sensiblement le choc de la sécheresse en 2013 », explique Amadou Boubacar Cissé, ministre du Plan et du développement communautaire. Pourtant, « l’économie se porte mal », regrette l’économiste Mamane Tarno. Pour cet enseignant de l’université de Niamey, la structure de l’économie nationale n’a pas changé et les problèmes restent les mêmes : « Si le pétrole était perçu comme une rampe de lancement de l’économie, le pouvoir en place n’aurait pas traité ce secteur comme une source de rente. »

La production domestique permet néanmoins au pays d’accroître sa sécurité énergétique à travers la réduction des importations ; avant 2011, le Niger importait totalement ses produits pétroliers. Elle permet l’amélioration de l’offre énergétique, la substitution progressive du bois énergie par le gaz butane et la baisse du prix à la pompe du litre d’essence. Les activités pétrolières ont aussi généré des centaines d’emplois permanents et temporaires. Selon le ministère du Plan, l’exploitation du pétrole contribue au bien-être de la population, grâce notamment aux ressources fiscales permettant de financer des actions de développement. « Si le prix du pétrole, et donc de l’énergie, était plus bas, beaucoup de secteurs gourmands en énergies seraient moins asphyxiés », explique l’universitaire Mamane Tarno.

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