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Le FMI prend acte des nouvelles pratiques

Soumeilou Boubeye Maïga vient de prendre la tête d’une équipe de l’Union africaine sur la lutte contre le terrorisme. « Le Vérificateur général a transmis des dossiers à la justice en estimant que certaines personnes avaient enfreint des lois, explique Christian Josz. Le processus est à présent entre les mains de la Justice. C’est ce que nous attendions des autorités. Ni le FMI ni le gouvernement n’ont à s’immiscer dans la mise en oeuvre de la justice au Mali. » 

De son côté, le ministre malien de l’Économie et des finances, Mamadou Igor Diarra, fait observer : « Le président de la République a reconnu qu’il y avait eu des erreurs, et elles seront corrigées. Des instructions ont été données aux autorités judiciaires, nous n’interférons pas. » Et le ministre d’ajouter qu’au-delà du judiciaire, des mesures correctives ont été apportées, sur le fond, mais aussi sur le plan humain : « Nous avons changé les équipes, c’est la première mesure que nous avons prise. Dans la foulée, nous avons changé la Direction générale des douanes, celle du Trésor, celle du Budget, le service des recettes, de la paierie… pratiquement toute la chaîne des dépenses a été modifiée en dix jours ! » 

Le ministre évoque aussi « la nouvelle culture » qu’il tente d’instaurer au sein de son administration : « Nous avons averti que certaines habitudes ne pourraient plus être d’actualité. Cette prise de conscience était nécessaire. Ceux qui tricheront seront sanctionnés. La culture de l’impunité sera oubliée, tout le monde doit revenir au strict respect des lois et des règles. » 

Des efforts salués par le FMI, qui n’en relève pas moins la « contre-performance » des recettes douanières en 2014. Sur 380 milliards de F.CFA prévus, seuls 340 ont été collectés. Manquent donc 40 milliards… « Ce n’est pas facile à comprendre, s’interroge avec euphémisme Christian Josz, dans la mesure où la croissance a été soutenue dans tous les secteurs. Y compris dans le secteur manufacturier, qui importe beaucoup. Donc c’est un peu surprenant. » À l’été 2014, un conflit avait opposé les autorités maliennes aux opérateurs, à propos justement des tarifs douaniers : « C’est peut-être une explication », suppose le représentant du FMI, qui note également une bonne reprise de la collecte en 2015.

Ce qui ne l’empêche pas d’imposer « des mesures correctrices et un renforcement du contrôle sur la Direction générale des douanes. » Les rapports des sociétés d’inspection avant embarquement seront ainsi utilisés afin de vérifier que les droits perçus par l’État correspondent bien aux marchandises présentées à l’entrée du Mali, et que les sommes versées ne se sont pas volatilisées. En 2013, les recettes fiscales ont représenté 14,7 % du PIB malien. En 2014 : 14,9 %. Après son travail de renforcement de la perception, le FMI vise un objectif de 15,7 % en 2015. Des chiffres qui donnent une idée de la marge de manoeuvre…

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