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Le FMI prend acte des nouvelles pratiques

Un an après avoir suspendu ses versements au Mali pour des affaires de malversations, et trois mois après les avoir repris, le FMI salue les efforts consentis par Bamako et estime que le pays est sur la voie d’une meilleure gouvernance économique.

Nous repartons sur des bases plus saines, avec un engagement très clair du gouvernement. » Christian Josz est le directeur adjoint de la division Afrique du FMI à Washington. C’est lui qui a mené la troisième mission d’évaluation, entre fin mars et début avril, aux États- Unis d’abord, puis à Bamako. Et c’est lui qui consacre aujourd’hui le retour en grâce du Mali auprès de l’institution financière, après de longs mois de tempête.

Voici un an, le FMI décidait tout simplement de suspendre ses versements après la découverte de scandales financiers démontrant une gestion calamiteuse des fonds publics. En septembre 2014, alors que le FMI et Bamako tentent de remettre de l’ordre dans les comptes et dans les pratiques du Mali, de nouveaux contrats opaques et surfacturés sont exhumés, pour plus de 134 milliards de F.CFA… Les deux parties conviennent d’annuler ou de renégocier les contrats, deux lois de Finance rectificatives sont adoptées successivement (une troisième est en préparation, toujours à la demande du FMI), le Code des marchés publics est modifié de façon à éviter les abus : finalement, le FMI décide officiellement de reprendre ses versements au mois de décembre.

« Le gouvernement s’est exécuté, se félicite aujourd’hui Christian Josz, de nombreux efforts ont été faits pour assurer une application stricte des règles budgétaires et des règles de passation de marché. » Le gouvernement malien serait donc sur la voie de la bonne gouvernance ? Avec une volonté politique nouvelle pour mettre un terme aux affaires de corruption et de détournements de fonds publics ? « Oui, incontestablement » veut croire Christian Josz. Qui évoque un simple « malentendu » à propos du rapport manquant sur la mise en oeuvre de la nouvelle disposition du Code des marchés publics, adoptée à la demande du FMI, pour encadrer les contrats jugés sensibles. « Les autorités n’ont pas fait ce rapport comme nous l’avions demandé, mais je peux le comprendre », plaide le cadre du FMI, qui reconnaît la mesure du travail à exécuter et un calendrier restreint. Bamako s’est engagé à fournir ce rapport d’ici à l’été.

Les révélations faites par le FMI, en 2014, avaient conduit les autorités, à la demande de l’institution financière, à commander des audits à des institutions maliennes indépendantes, notamment le Vérificateur général du Mali. Des audits ont mis au jour l’utilisation frauduleuse d’argent public par des intermédiaires privés ainsi que la responsabilité de certaines personnalités, au sein même du gouvernement malien, notamment les anciens ministres de la Défense, Soumeilou Boubeye Maïga, et de l’Économie, Bouaré Fily Sissoko. 

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