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L’assainissement du climat des affaires

Pourtant, le gouvernement avait fait du développement du secteur privé l’un des huit objectifs prioritaires du Programme national de développement 2013-2015. Pour créer un environnement favorable aux PME et les appuyer, il a prévu de promouvoir des mesures fiscales et réglementaires. « Le fait que le gouvernement ait réduit le taux d’imposition des bénéfices des sociétés de 40 % à 35 %, dans la loi de Finances 2015, montre sa volonté d’améliorer la situation », reconnaît Bichara Doudoua. Qui ajoute que le CNPT reste disponible pour accompagner l’État dans cette voie. 

Lors du lancement de la mandature du nouveau bureau du patronat, le 28 février, le Premier ministre, Kalzeubé Payimi Deubet, a tenu à rassurer les acteurs de l’économie : « Le gouvernement, à travers l’Agence nationale des investisssements et des exportations (ANIE), a élaboré un plan stratégique tenant compte des différents défis, pour la période 2014-2018, dans le but de développer le secteur privé et d’améliorer durablement le climat des affaires. » Cette déclaration intervenait moins de trois mois après le lancement du Projet d’appui au climat des affaires et à la diversification de l’économie tchadienne (Pacade), financé par la Banque mondiale à hauteur de 4,4 milliards de F.CFA. 

Mais en attendant les fruits de cette réforme, les opérateurs économiques continuent de faire l’objet d’un acharnement fiscal. « Lorsqu’au cours de l’année, un chef d’entreprise voit deux à trois fois la visite des agents des impôts dans ses locaux, cela frustre », déplore Bichara Doudoua qui appelle au respect des textes de la République. 

En plus des services des impôts, les entreprises ont aussi maille à partir avec les Douanes. Fin 2014, le directeur général des Douanes et droits indirects, Salaye Déby, avait décidé de doubler la caution bancaire de 25 millions à 50 millions de F.CFA et exigé des transitaires et commissionnaires en Douanes de la verser en espèces sur un compte privé ouvert dans une banque commerciale, alors qu’elle avait toujours été logée à la Banque centrale. Ceux qui refusaient de se soumettre à cette décision ont vu leurs services fermés, leurs codes respectifs des opérations verrouillés. Pour protester contre cette décision qu’ils jugent « illégale », les transitaires et commissionnaires en Douanes avaient observé, en février, plusieurs jours d’arrêt de travail ayant occasionné d’importantes pertes. Ils ont obtenu du président du Tribunal de grande instance de N’Djamena, une ordonnance portant réouverture des transits en cause. Mais le directeur général des Douanes reste droit dans ses bottes et refuse d’exécuter l’ordonnance judiciaire. 

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