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African Business

La ZLECAf aborde sa phase opérationnelle

Algérie et Maroc aux avant-postes

Wemkele Mene a appelé les États membres de l’UA à mettre en œuvre « de manière agressive » la ZLECAf comme l’« un des outils permettant d’effectuer une transformation structurelle fondamentale de l’économie africaine et de placer l’Afrique sur la voie du développement industriel à long terme ».

Parmi les chefs d’État assistant à la réunion, le président djiboutien Ismail Omar Guelleh a réitéré l’adhésion de son pays à la ZLECAf. Cette initiative « ouvre des perspectives fort prometteuses en ce sens qu’il va aider à insuffler la foi en notre continent, à mesurer l’étendue de notre potentiel et de nos capacités pour une intégration par le marché ». Son pays lance la phase de mise en opération, qui passe notamment par la création d’un comité national interministériel.

De son côté, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, a déclaré que « pour l’Algérie, la ZLECAf est un choix stratégique, exigeant une conjugaison des efforts pour aller de l’avant dans la concrétisation des objectifs de développement de notre continent et de nos pays, et la consolidation de la paix et de la sécurité, étroitement liée aux progrès du développement économique ».

La bonne économie ivoirienne sera renforcée par la Zlecaf

À son sens, l’avancement réalisé « nous incite à consentir davantage d’efforts pour aplanir les difficultés qui persistent et régler les questions en suspens. » En effet, il reste des difficultés « pouvant impacter l’activation totale de la ZLECAf », a reconnu le Premier ministre algérien. Qui a cité, en particulier, celles ayant trait aux règles d’origine, aux tarifs douaniers et aux listes d’engagements relatifs au commerce de services.

Enfin, le ministre marocain délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Mohcine Jazouli, a réaffirmé l’attachement du Maroc à la future zone de libre-échange. Selon lui, le Maroc est sur le point de ratifier l’accord de création de la ZLECAf qui « permettra de déployer la vision pour l’Afrique du roi Mohammed VI ».

À son sens, la ZLECAf « libérera le génie créatif africain, créera des ponts entre les régions et facilitera le commerce intrarégional ». De plus, elle accélérera l’intégration des Communautés économiques régionales. « Ce sont là des opportunités formidables, mais aussi des défis de taille, pour rattraper les fragilités », a jugé le ministre, citant la faible industrialisation du continent, la faiblesse du commerce intra-africain et la dépendance aux matières premières.

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