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La révolution digitale est en marche

Pour accélérer son développement, le secteur des assurances compte sur l’offre de produits et services via la téléphonie mobile. La technologie permet de toucher de nouveaux clients, d’accélérer les procédures et le retour d’informations.

Avec une croissance qui ralentit et une rentabilité limitée dans les marchés matures de l’assurance traditionnelle, l’outil numérique s’impose comme le principal levier de croissance. C’est en ces termes que se sont exprimés les professionnels, lors du Rendez-vous de Casablanca de l’assurance, organisé mi-avril par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Cette deuxième édition était placée sous le thème « Assurance et réassurance en Afrique : distribution et relation client à l’ère du digital ». 

Le digital « a transformé plusieurs industries à travers le monde, le secteur de l’assurance n’est pas en reste et en terre africaine, plusieurs expériences laissent entrevoir de bonnes opportunités qui permettront d’améliorer la protection des biens et des personnes et d’accroître le taux de pénétration de l’assurance, qui demeure très faible en comparaison avec d’autres régions du monde », explique Mohamed Hassan Bensalah, président de la FMSAR. 

Le secteur des assurances constitue un levier de développement et un accélérateur de la croissance au Maroc, à travers le rôle essentiel qu’il joue en matière de collecte et d’injection de l’épargne dans l’économie. Le secteur n’a cessé de prendre de l’ampleur, pour afficher en 2014 un taux de pénétration de 3,14 %. Le volume total de primes émises a atteint, en 2014, 28,4 milliards de dirhams (soit près de 3 milliards $). Grâce à cette performance, le Maroc a réussi à consolider sa position de leader africain (juste derrière l’Afrique du Sud) et à maintenir son rang parmi les trois premiers pays arabes (derrière l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis). Les opérations non-vie qui pèsent environ deux tiers des primes émises, ont affiché une progression de près de 5 %. De leur côté, les opérations vie et capitalisation ont marqué une augmentation de 9,3 %. Le développement de l’activité de l’assurance dans les pays de l’Afrique subsaharienne notamment l’assurance-vie constitue, pour sa part, un vrai relais de croissance pour les compagnies marocaines d’assurances. En effet, outre un potentiel important avec un taux de pénétration de l’assurance de 1 % dans la zone CIMA, ces filiales devraient profiter du niveau élevé des rendements obligataires, lesquels permettent de dégager une marge plus importante.

D’ailleurs, « pour accompagner la dynamique de ce secteur au potentiel énorme, le gouvernement est totalement engagé à poursuivre l’amélioration du cadre réglementaire le régissant », réaffirme Mohammed Boussaid, ministre de l’Économie et des finances, qui souligne : « Les assureurs et les distributeurs de produits d’assurances devront s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation des assurés et ce, en optimisant les coûts de production de l’offre ou encore en augmentant la satisfaction de l’assuré. » Sur ce point, Internet et les appareils connectés constituent des outils privilégiés pour les assureurs marocains ; ils permettent de soutenir la distribution des produits d’assurance et de toucher, à moindre coût, une population plus large. Selon la dernière enquête sur l’usage des TIC au Maroc, 33 % des Marocains possé- daient un smartphone en 2013, soit environ 7,4 millions de terminaux. Dans l’ensemble du continent, marqué par une très faible pénétration de l’assurance, la technologie digitale représente une opportunité. L’Afrique subsa-harienne pourrait compter un demi-milliard d’abonnés à la téléphonie mobile au début des années 2020 ! Dans le même temps, la technologie mobile classique peut, elle aussi, soutenir le développement de la distribution des produits d’assurance. À l’aide d’un simple téléphone, les consommateurs peuvent régler leurs primes et déclarer des sinistres. Quelle que soit la technologie, le téléphone demeure un outil privilégié pour toucher une population plus large. Ce constat se vérifie encore plus aisément dans la distribution de produits de la micro-assurance en Afrique. C’est ainsi que grâce à des partenariats avec des opérateurs mobiles, des assureurs ont réussi à proposer leurs produits à des populations qui en sont privées. 

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