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La nouvelle dynamique patronale

Pour mener à bien cet objectif, « la dynamique de Douala » appelle les gouvernements à lever les nombreuses contraintes liées au développement harmonieux de l’agriculture. Parmi ces obstacles, figurent les difficultés d’accès au foncier et aux intrants agricoles de qualité et les carences dans la gestion des ressources en eau. Aussi, les patrons d’entreprises invitent les États à allouer au moins 10 % des budgets nationaux au développement de l’agriculture, conformément aux engagements pris à Maputo en 2003, pour la promotion du secteur.

Cerise sur le gâteau, l’Unipace et la Fopao se sont engagées à organiser une manifestation phare du monde de l’entreprise tous les deux ans. André Fotso explique : « Jusqu’à présent, les principales rencontres consacrées au secteur privé africain sont l’apanage de cabinets installés hors du continent et se déroulent sous d’autres cieux. Nous souhaitons soutenir la réalisation périodique d’une rencontre de haut niveau entre les entreprises africaines et les autres acteurs de développement sur le continent ayant pour sujet principal une problématique de développement propre à nos réalités et sans arrière-pensées. »

En général, la stratégie des patronats s’articule autour de cinq axes : le développement du potentiel d’activités et d’emplois que représente l’agriculture, le développement d’un partenariat universités-entreprises, la mutualisation des ressources à travers les expériences de fonds de garantie en Afrique, les partenariats inter-entreprises et enfin la systématisation des échanges entre les organisations.

Pour suivre les stratégies de la « dynamique de Douala », un comité de suivi, un comité de pilotage et un comité scientifique ont été créés. Le point sera fait tous les trois mois et un bilan général sera effectué dans un an à Abidjan. « Les organisations patronales sont plus que jamais déterminées à jouer leur rôle dans l’émergence du continent ; non seulement à travers le renforcement de leurs missions traditionnelles de représentation, de défense et d’accompagnement des entreprises, mais aussi en jouant un rôle plus dynamique dans les processus d’intégration et le développement de partenariats Sud-Sud », conclut André Fotso pour qui « les enjeux commandent ».

La démarche des patronats d’Afrique centrale et de l’Ouest entre dans le cadre stratégique et la vision que se donnent les experts en développement de l’Afrique. Ainsi, le Maroc a compris la nécessité de multiplier les partenariats économiques et financiers ; le royaume entretient une coopération Sud-Sud fructueuse avec les pays de l’Afrique subsaharienne. On se souvient de la tournée bénéfique du roi Mohammed VI, au printemps 2014. D’ailleurs, trois jours après la rencontre Unipace-Fopao, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, s’est adressé à plusieurs chefs d’État africains réunis à Marrakech à l’occasion de la 9e session du Forum pour le développement de l’Afrique. Pour lui, les pays africains doivent expérimenter et mettre en œuvre de nouvelles approches partenariales et développer « une coopération Sud-Sud novatrice, solidaire et mutuellement bénéfique ». Cette nouvelle dynamique des patrons en est une.

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