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La ministre Imane-Houda Feraoun : Une battante pour les TIC  

Des progrès, mais peut mieux faire…

De son côté, Imane-Houda Feraoun est restée silencieuse, préférant agir en congédiant le patron d’Algérie Télécom. Tayeb Kebbal, qui occupait le poste de PDG par intérim, a été mis à la retraite, ajoutant son nom à ceux d’autres responsables qui ont quitté prématu­rément leurs postes ces dernières années.

En juin 2016, la ministre des TIC avait limogé l’ancien directeur Azouaou Mehmel, affir­mant qu’Algérie Télécom avait besoin de « sang neuf ». Elle s’est justifiée pareillement en poussant à la porte l’un après l’autre, deux PDG de l’opérateur public de téléphonie Mobilis en 2015 et en 2016, ainsi que le direc­teur de l’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques.

Le même sort a été réservé à trois respon­sables de la Poste. Ces derniers ont été démis de leurs fonctions sine die après une visite d’inspection dans un centre de tri. Imane- Houda Feraoun a relevé dans ces cas précis, « une situation de laisser-aller qui impose des sanctions ». Elle a notamment reproché aux mis en cause d’avoir « failli dans leur gestion des affaires d’établissements publics ».

En distribuant les blâmes devant les caméras, la ministre a-t-elle choisi la bonne méthode ? Certains pointent son penchant pour le populisme. La presse l’accuse d’organiser des purges dans un secteur en manque de stabilité et de pers­pectives. Sur ce point, le bilan est en effet contrasté. Défendant son action, Imane- Houda Feraoun fait valoir de grands progrès dans le domaine des TIC. « Avant 2020, l’Algérie aura fourni l’Internet à très haut débit à l’ensemble de la population», promet-elle, énumérant les succès déjà enregistrés, comme le lancement de la 4G dans la moitié du territoire.

Aux yeux des spécialistes, cependant, le déploiement de la technologie des réseaux mobiles (LTE) est insuffisant. « La locataire du MPTIC a de grands chantiers devant elle. Il s’agit prin­cipalement d’ouvrir des dossiers importants qui concernent l’adaptation réglementaire des télécommunications aux technologies du numérique. Ces dossiers concernent aussi la lutte contre la criminalité numérique, l’ins­tauration du statut de fournisseur de contenus numériques, la création d’un cadre juridique relatif aux données des usagers, l’instaura­tion d’une solution de paiement électronique propriétaire sécurisée par une certification électronique Made in bladi, la recherche des solutions au problème du manque de sources de financement destinées aux entrepreneurs numériques et la création d’un environne­ment économique capable de renforcer le partenariat avec les pays étrangers dans le domaine du numérique », explique Farid Farah, consultant spécialiste des TIC.

Se montrant encore en mesure de servir de guide à la révolution numérique, la ministre multiplie les gages. Elle vient d’annoncer la réorganisation de tout le secteur de la télépho­nie en créant un groupe qui regroupera trois filiales : fixe, mobile et satellitaire.

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