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La BRVM en progrès

Le contexte est particulièrement favorable, pour la Bourse régionale des valeurs mobilières des pays de l’Uemoa. Son directeur général, Edoh Kossi Amenounve, poursuit ses efforts pour attirer davantage d’entreprises et d’investisseurs.

Edoh Kossi Amenounve Directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Ueoma

Comment qualifier les performances de la BRVM ?

L’année 2014 a été bonne en termes de progression pour la BRVM. Une confirmation de l’évolution positive qu’elle enregistre depuis 2012. La Bourse a connu deux augmentations de capital et une nouvelle admission à la cote le 10 décembre, Bank of Africa Sénégal (BOAS), pour un total de 53,95 milliards de F.CFA. Nous avons compté six nouvelles lignes obligataires, pour un montant de 304,49 milliards de F.CFA. Sur le marché secondaire, la Bourse s’impose comme l’une des places les plus performantes d’Afrique. L’indice BRVM 10 a augmenté de 8,6 % pour atteindre 267,53 points au 31 décembre.

De son côté, l’indice large BRVM Composite a augmenté de 11,23 %. Et la capitalisation du marché a dépassé les 6 000 milliards de F.CFA dès janvier 2014, pour atteindre 6 320 milliards F.CFA au 31 décembre (+12,19 %). Le marché obligataire a suivi la même tendance, avec une capitalisation de 1 139 milliards de F.CFA à fin décembre 2014 (+6,15 %). Les transactions ont atteint un total de 227 milliards de F.CFA (+17,61 %). Enfin, la BRVM a enregistré, le 20 février 2015, l’admission de Total Sénégal pour un montant de 42,03 milliards de FCFA. Ce qui porte à 39 le nombre de sociétés cotées à la BRVM.

Comment expliquez-vous ces bonnes performances ?

La BRVM évolue depuis quelques années dans un contexte économique favorable : la zone Uemoa a enregistré une crois- sance de 6,6 % de son PIB en 2014, après une hausse de 5,7 % en 2013. C’est au-dessus de la moyenne africaine et nous sommes l’une des régions les plus performantes du continent. La Bourse reflète aussi le dynamisme de la Côte d’Ivoire, dont l’économie est en plein essor. Quatre des cinq plus fortes hausses de 2014 sont ivoiriennes : Filtisac, Setao, Servair Abidjan et Bolloré Africa Logistic.

Comment cette tendance est-elle ressentie par les différents investisseurs ?

Bien sûr, elle les met en confiance, le retour sur acquisition d’actions est appréciable. Prenons l’exemple de Sonatel Sénégal : la demande émane d’investisseurs à la fois locaux et internationaux. Nous avons intégré, en juillet 2014, les indices internationaux MSCI et Standard & Poor’s, ce qui nous a rendus visibles sur les radars des investisseurs internationaux. Depuis plusieurs années, nous avons entrepris une forte campagne de communication, avec des road show pour mieux faire connaître la place boursière. Les investisseurs internationaux témoignent de leur engouement, qui va croissant. Ils savent que les valeurs africaines offrent une rentabilité intéressante. Certaines valeurs phares sont très demandées, y compris de la part d’investisseurs régionaux. La culture boursière est en pleine progression dans notre région.

La BRVM est une Bourse régionale, commune aux huit pays de l’UEMOA. Mais au vu du poids des entreprises cotées et acteurs ivoiriens, ne peut-on pas parler de déséquilibre ? 

Une Bourse, c’est à la fois la capitalisation et le nombre de sociétés cotées. Or, cette capitalisation est dominée à 50 % par des sociétés non ivoiriennes, comme la Sonatel et ETI. L’une est la première valeur de la BRVM en termes de capitalisation, avec plus de 2 000 milliards de F.CFA. L’autre oscille toujours entre 900 milliards et 1 000 milliards de F.CFA. On ne peut donc pas parler de déséquilibre.

La Bourse reflète aussi le dynamisme de la Côte d’Ivoire, dont l’économie est en plein essor.

Quel rôle joue la BRVM dans le financement de l’économie sous-régionale ?

Elle y contribue directement ! La BRVM est le marché de capitaux de notre Union, l’Uemoa. Le marché obligataire est dominé par les émissions d’État, mais aussi d’institutions régionales comme la BOAD ou la BIDC (La Banque d’inves-tissement et de développement de la Cedeao), ainsi que par des institutionnels comme Shelter Afrique. Ces émissions sont une contribution directe au financement de l’économie. Dans le compartiment actions où l’on retrouve les sociétés privées, celles-ci utilisent la BRVM pour se développer, lever des fonds pour continuer de croître. Bien sûr, nous espérons que de plus en plus de sociétés privées, issues de plus de secteurs d’activité, rejoindront la BRVM.

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