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African Banker

La BAD accélère le financement de l’axe routier Abidjan-Lagos

La Banque africaine de développement accorde un financement au projet d’axe autoroutier Abidjan-Lagos. Ce corridor permettra, à terme, aux dynamiques capitales de la région d’avoir un accès plus rapide à la mer.

Par rédaction

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement supplémentaire de 12,33 millions d’euros pour couvrir une partie des frais liés à l’étude du projet de développement du corridor autoroutier Abidjan–Lagos.  La BAD accède ainsi en faveur de la Commission de la Cedeao dans ce projet.

Dernière minute : Report des Assemblée générales de la BAD

En raison de la pandémie de Covid-19 et des bouleversements qu’elle provoque au niveau mondial, les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement sont reportées. Initialement prévues du 25 au 29 mai, elles se tiendront du 25 au 27 août 2020, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Ce corridor relie les capitales de cinq pays d’Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria. Il couvre 1 028 km et huit postes frontières. Le tracé actuel du corridor traverse les grands centres économiques des cinq pays membres participants, à partir de Bingerville, dans la banlieue d’Abidjan, jusqu’à Mile 2, à Lagos.

Le projet Abidjan–Lagos, important corridor régional de commerce et de transport, assure la jonction entre des villes dynamiques sur le plan économique en Afrique, à savoir Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. Il a pour vocation de renforcer les échanges et l’intégration en Afrique de l’Ouest, notamment en offrant un accès maritime aux pays enclavés.

Cet axe routier rejoint d’autres corridors le long de l’axe Nord Sud et relie des pays enclavés comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Le secteur des transports de l’Afrique de l’Ouest joue un rôle essentiel dans le développement économique de la région et génère environ 5% à 8 % de son PIB. « Cependant, les déficits d’infrastructures matérielles et immatérielles diminuent considérablement ses retombées dans la croissance économique régionale », commente la BAD. L’importance stratégique de ce projet tient au fait que l’axe Abidjan-Lagos pèse pour près de 75 % des activités commerciales sous-régionales.

Cet axe routier rejoint d’autres corridors le long de l’axe Nord Sud et relie des pays enclavés comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Il relie non seulement les zones les plus densément peuplées et économiquement actives de la sous-région ouest africaine mais il croise également un réseau ferroviaire et rejoint les principaux ports et aéroports.

Le corridor Abidjan–Lagos est un projet phare du Programme pour le développement des   infrastructures en Afrique (PIDA), initiative continentale dont la BAD est l’organe d’exécution. C’est une composante du vaste projet de corridor côtier Dakar–Lagos et constitue un tronçon important du réseau routier transafricain dans la région de la Cedeao.

La contribution totale de la Banque pour ce projet phare, s’élève à 22,4 millions d’euros.

 

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