Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Uncategorized

Kays Makni, fondateur de SIS

Aujourd’hui, le groupe SIS, qui compte parmi les trente premières entreprises fran­çaises du secteur, emploie près de 500 salariés et réalise chaque année entre 11 et 12 millions d’euros de chiffre d’affaires. Aux clients du secteur pétrolier comme BP et Mobil Oil, sont venus s’ajouter des noms prestigieux de la bijouterie et de l’horlogerie (Tag Heuer, Cartier, Bucherer), de l’automobile (Peugeot, Daimler, Fiat, Renault) ou de l’immobilier comme Yxime.

Un métier technologique

L’univers de la sécurité est un monde fermé et très concurrentiel. Il fallait tout apprendre et Kays Makni a tout appris. Surtout, du temps et de la patience ont été nécessaires pour s’imposer dans des réseaux où tout repose avant tout sur une relation de confiance, et où les bouleversements de la révolution digitale n’ont fait que renfor­cer de manière cumulative les exigences de la clientèle et la nécessité d’accroître le niveau d’expertise du prestataire de services.

Des concepts technologiques très avancés ont été élaborés, de concert avec Motorola. «Aujourd’hui, nous avons la possibilité de suivre l’activité à distance de manière très réac­tive et géolocalisée».

Au moindre incident, l’information est immédiatement transmise, pour assurer au suivi des sites ou des agents le maximum d’efficacité et de réactivité. «Les formations se suivent, nos salariés ne restent pas sur leurs acquis. Ils sont toujours en phase de recyclage pour être à la hauteur des attentes de nos clients. » La technologie n’efface pas non plus l’humain. Le choix du personnel revêt aussi une extrême importance.

Tout est à faire, en Afrique subsaharienne

La confiance des clients se gagne d’abord par la confiance en interne. Et les pouvoirs publics sont aussi de la partie. Une struc­ture rattachée au ministère de l’Intérieur – le Conseil national des activités privées de sécu­rité (CNAPS) – « veille à ce que les entreprises du secteur emploient des gens dont la probité n’est pas à discuter et que les choses se passent de manière très ferme et très claire».

Aujourd’hui, Kays Makni ambi­tionne de voir son groupe se développer à l’international et conquérir de nouveaux marchés, de nouveaux secteurs. Des projets sont en cours sur l’Europe – les clients français de SIS y sont déjà large­ment implantés – et sur l’Afrique du Nord, notamment en Tunisie où SIS fait déjà fonctionner une petite entité, afin d’étudier le potentiel du marché à travers le positionnement et les habitudes des entreprises locales en matière de sécu­rité. Et aussi sur l’Afrique subsaharienne où « tout est à faire », et que Kays Makni regarde comme un axe prioritaire de déve­loppement.

« L’Afrique, par ses besoins, par l’expertise et le savoir-faire que nous pouvons y apporter, soit par nous-mêmes, soit par la création de partenariats, constitue un poten­tiel extrêmement important. » Les enjeux sécuritaires du continent et la révolution digitale, qui en a déjà profondément modi­fié la physionomie,ouvrent de larges pers­pectives aux ambitions futures de SIS.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts