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Kays Makni, fondateur de SIS

La Société Internationale de services (SIS) qu’il a fondée il y a trente ans, est devenue un acteur majeur de la sécurité. Un secteur auquel rien ne destinait, au départ, Kays Makni. Récit d’un parcours hors norme.

Par Guillaume Weill-Raynal

À l’époque, ce n’était pas ma spécialité, loin de là… » En 1988, Kays Makni ignore tout de l’univers de la sécu­rité. Né à Tunis, il a suivi sa scola­rité chez les soeurs de la Mission française de Carthage, puis au lycée de la Marsa. Un melting pot où se côtoie l’élite cosmopolite des résidents étrangers, dont bon nombre d’enfants de diplomates. Bien loin des codes et des stéréotypes du monde des « gros bras », trop souvent associés au secteur des entreprises de sécurité.

Une période de sa vie qui, pourtant, lui fournira de précieux atouts dans la suite de son parcours profes­sionnel, en développant chez lui une facilité à communiquer et à convaincre, à savoir instaurer un climat de confiance pour se faire admettre au sein des réseaux les plus fermés. À quoi s’ajoute, depuis l’enfance, la pratique intensive de plusieurs sports – il est ceinture noire de jiu-jitsu, il a obtenu diverses médailles d’athlétisme et a pratiqué la natation et le volley – qui lui ont donné le goût de la rigueur, de la ténacité et de l’envie de combattre pour gagner. Autres clés de sa réussite…

Après le bac, il part en France. Études de Sciences économiques à Paris, puis une année de formation dans une banque américaine. D’une manière inattendue, c’est là que naît chez lui l’idée de s’intéresser au monde de la sécurité. « Aux États-Unis, on voyait des tours entièrement gérées de manière électronique».

De retour en France, il envisage de construire et développer à partir de ce modèle. Au départ, seuls les aspects technique et technologique l’inté­ressaient. « Mais je n’ai pas pu tout de suite partir dans la partie électronique. J’ai investi dans le basique. Et, petit à petit, j’ai développé le processus, jusqu’à maîtriser, aujourd’hui, toutes les facettes du métier».

Un besoin constant de formation

Il commence par acheter des véhicules blindés destinés au transport et à l’accom­pagnement de personnalités. « Ensuite, nous sommes passés à un secteur beaucoup plus sophistiqué en demande de spécialisation : les dépôts pétroliers. »

Son attrait initial pour la technologie a fonctionné comme une intuition : la nécessité de contrôler les périls dans un monde chaque jour plus dangereux passe par la maîtrise irréprochable d’une expertise en matière technique.

Il décroche un premier contrat avec British Petroleum, qui compte toujours parmi ses plus fidèles clients. Petit à petit, le savoir-faire de son entreprise s’éloigne du sécuritaire basique.

Il faut former le person­nel, recourir à des tests, et surtout, voir son professionnalisme reconnu par l’obtention de certifications. Les fameuses normes ISO. « Progressivement, la société a acquis toutes les certifications possibles, y compris la 27001 – la plus en vogue aujourd’hui – celle de la sécuri­sation des données».

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