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Faire connaître les banques africaines

Beaucoup de banques d’Afrique de l’Ouest ont des fonds propres assez faibles. Êtes-vous partisan de grandes banques pour accompagner le financement de l’économie ? 

Vous constaterez que la vision actuelle des régulateurs des banques est claire : plus les banques ont de fonds propres, plus le système bancaire est stable et efficace ! Dernièrement, les autorités monétaires de l’Uemoa ont actionné la seconde phase du niveau de relèvement du capital social minimum des banques au sein de l’Union, à 10 milliards de F.CFA à l’échéance de juillet 2017. 

Nous partageons pleinement l’idée qu’il faut oeuvrer à renforcer le niveau des fonds propres des banques afin qu’elles puissent assumer convenablement leur rôle de catalyseur du développement économique des entreprises tout en disposant aussi de moyens pour résister aux risques inhérents à leurs activités. 

Pour préserver des services de qualité, que comptez-vous faire pour la formation aux métiers de la banque ? 

Effectivement, dans un contexte de compétitivité, nous pensons que toute entreprise doit suivre et même anticiper les évolutions de son environnement. Cela repose sur la pratique de stratégies et surtout sur les compétences du capital humain. D’où, le rôle majeur de la formation en qualité et de façon continue des salariés. À ce titre, nous comptons accentuer et diversifier les offres de formation pour la corporation bancaire avec l’appui de partenaires de référence en la matière, et aussi avec l’implication des professionnels ; les partages d’expérience sont toujours enrichissants ! 

Considérez-vous que le private equity et la multiplication des fonds d’investissement sont des compléments indispensables ou des concurrents ? 

Il ressort des dernières publications que la valeur globale des transactions de private equity réalisées en Afrique est sans cesse croissante. Cette tendance révèle l’appétit des investisseurs internationaux pour le continent Africain dont les entrepreneurs sont à la recherche de capitaux à long terme pour assurer le développement de leurs affaires. Nous venons tous deux d’aborder la problématique du niveau des fonds propres des banques qui devraient permettre d’accompagner les gros besoins de financement de nos économies. Nous pouvons considérer les fonds de private equity comme étant des compléments aux financements bancaires classiques au regard de leurs apports en termes de gouvernance, et de modernisation de la gestion des entreprises. Nous souhaitons du reste que ce secteur fasse l’objet d’un encadrement ou d’une régulation pour dissiper les multiples critiques d’opacité, d’évasion fiscale qui sont faites à son endroit, mais surtout préserver nos économies des conséquences malheureuses des pratiques des fonds dits « vautours ». 

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