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Éric Bazin de Land of African Business

La bancarisation du continent est le fil conducteur des African Rethink Awards organisés, organisés par Land of African Business début décembre à Abidjan. Rencontre avec Éric Bazin, Fondateur du think tank.

Par Marie-France Réveillard

Le Land of African Business développe, depuis 2014, un réseau international d’experts pour proposer des solu­tions de développement innovantes et inclusives, en participant à la vie des idées sur le continent. Le think tank a pu bénéficier de l’impact de la COP21 à Paris en 2015, pour asseoir sa réputation à l’international.

Comment identifier les talents ?

La place des TIC, qui y est centrale, et les rencontres annuelles du LAB récompensent les entrepreneurs de l’économie digitale du continent les plus prometteurs. Il était donc logique que le LAB se rende en Afrique, comme l’explique Éric Bazin : ce déplacement « correspond à notre ambition pour acquérir une certaine légitimité et participer au change­ment de paradigme sur le continent».

La troisième édition de l’African Rethink Awards se déroule à Abidjan, dans le prolon­gement du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine et de l’Union européenne ; 2 500 personnes y sont attendues. « Il y aura des tables rondes et plusieurs rencontres à la Société Générale ou au sein de la Bourse régio­nale des valeurs mobilières, par exemple. Nous avons également un partenariat avec l’ESSEC Rabat-Atlantique».

La thématique centrale de cette année est la bancarisation, « du cash à la banque ». « On s’interroge sur l’accès au foncier, sur le déve­loppement des start-up, comment les Bourses pourront faciliter le développement du business, faire face à la sous-bancarisation… », explique Éric Bazin. Le choix d’Abidjan a été retenu en raison de la réactivité des Ivoiriens et en parti­culier de l’implication des pouvoirs publics, « les premiers à réagir ». Le LAB bénéficie du soutien de grands groupes privés tels que Atos, Engie, Bolloré, Vivendi, Canal Plus, BPI France.

Un accompagnement juridique des start-up

Des annonces sont attendues pendant ces trois journées abidjanaises ,dont un nouveau programme pour les journa­listes africains francophones proposé par la Fondation Hirondelle et surtout, le discours du 2 décembre de Serge Papin, de Systeme U, qui ambitionne de se développer sur le conti­nent…

Cette année, le LAB a invité 72 start-up venues de toute l’Afrique « afin d’identifier les acteurs de demain », explique Éric Bazin qui souhaite présenter des candidats « inédits ». « J’ai eu plusieurs coups de coeur et notamment pour le projet ivoirien Solarpack qui propose des sacs à dos aux écoliers, dotés d’un petit panneau solaire. Les batteries rechargées dans la journée, permettent aux enfants de travail­ler le soir, même s’il n’y a pas d’électricité à la maison. Il y a plusieurs femmes remarquables comme Candace Nkoph Bisseck. Il y aura aussi Erick Yong de GreenTec Capital, qui chuchote à l’oreille d’Angela Merkel…».

Il existe aujourd’hui pléthore d’acteurs dans l’économie digitale incitant le LAB à revoir sa méthode de sélection : « La première année, nous avions reçu 480 dossiers et nous en avions retenu 150, ensuite, un jury composé d’experts internationaux en avait sélectionné 90. Nous avons procédé de la même façon l’an passé. En 2017, nous avons fait appel à des relais africains au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Congo et nous avons eu recours à douze incubateurs dans douze pays. Nous avons également fait appel aux dix membres de notre jury qui nous ont par ailleurs, proposés d’autres start-up. Finalement, nous avons 72 dossiers sélectionnés parmi lesquelles une trentaine sont Ivoiriens».

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