Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

African Business

Entrepreneuriat : Engagement conjoint du PNUD et d’Attijari bank

La filiale tunisienne d’Attijariwafa et le programme onusien apportent leurs expertises pour encourager l’inclusion financière et l’entrepreneuriat. Les partenaires multiplieront les initiatives en faveur des start-up et des projets innovants.

Par Paule Fax

Le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) et Attijari bank en Tunisie regroupent leurs savoir-faire. Les deux partenaires ont décidé la mise en œuvre conjointe d’une stratégie intégrée d’appui au développement inclusif et à l’écosystème entrepreneurial.

Pour cela, ils ont signé un protocole d’entente le 4 décembre, suivi, dès le 8 décembre, d’une première conférence en ligne sur l’ESS (Économie sociale et solidaire). Ils souhaitent accélérer l’engagement du secteur privé en vue de l’intégration des ODD (Objectifs de développement durable) en Tunisie.

Le PNUD, fort de son expertise, et Attijari, avec son regard de banquier, entendent participer au développement de l’Économie sociale et solidaire. Laquelle bénéficie, depuis l’été 2020, d’un nouveau cadre législatif en Tunisie.

Ce protocole a été signé par Saïd Sebti, directeur général d’Attijari bank Tunisie et Steve Utterwulghe, représentant résident du PNUD en Tunisie. Explicitement, il vise à promouvoir l’engagement actif du secteur privé en tant que partie prenante au développement durable en Tunisie.

Le pays a besoin de nouer des partenariats public-privé pour le financement et la réalisation des ODD et la mobilisation d’outils de financement alternatifs. Plus spécifiquement, les deux parties œuvreront au renforcement de l’entrepreneuriat et au développement des chaînes de valeurs dans six régions du sud de la Tunisie, à savoir Gabès, Médenine, Tataouine, Gafsa, Tozeur et Kébili.

 « À travers ce partenariat avec le PNUD, Attijari bank continue son engagement à contribuer activement à l’encouragement de l’entrepreneuriat et de l’inclusion financière, à l’accélération de la croissance des TPE pour renforcer leur rôle dans la dynamisation de l’économie nationale et la création d’emplois », a précisé Saïd. Sebti dans son intervention, lors de la cérémonie.

Hors des sentiers battus

Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties réaliseront des projets conjoints à forte visibilité nationale et internationale, dans de multiples domaines. Par exemple, ils organiseront des évènements sous différentes formes (idéations, bootcamps, hackathons, etc.), en lien avec le renforcement de capacités, le mentorat, etc.

Ils viseront la promotion d’approches axées sur le développement des chaînes de valeurs à travers le dispositif « Dar Al Macharii » un concept novateur, lancé par Attijari bank, d’accompagnement des TPE (Très petites entreprises), conjuguant services financiers et non financiers.

L’appui au renforcement des écosystèmes locaux innovants et inclusifs pour un entrepreneuriat durable, favorise l’interaction au niveau local, entre les institutions, les communautés, les universités, le secteur privé ainsi que l’ensemble des parties prenantes individuelles.

Le pari de l’ESS

Par ce partenariat, Attijari bank appuiera le développement, le déploiement et l’élargissement des chaînes de valeur, y compris celles spécifiques aux populations vulnérables, en particulier les jeunes et les femmes. Cet appui sera réalisé grâce au soutien technique du PNUD et financier et non financier d’Attijari bank.

Ce protocole d’accord permettra à terme de favoriser l’inclusion économique par l’esprit d’entreprise mais également par l’engagement actif du secteur privé en tant qu’acteur du développement durable en Tunisie, selon une approche collective et partagée. L’objectif est aussi de renforcer les partenariats public-privé en matière de financement. 

 Steve Utterwulghe a salué « un partenariat qui sort des sentiers battus entre une agence des Nations unies et une banque privée qui vise véritablement à répondre aux défis socio-économiques et d’inclusion financière des jeunes ».

C’est ainsi que le PNUD, fort de son expertise, et Attijari, avec son regard de banquier, entendent participer au développement de l’ESS. Laquelle bénéficie, depuis l’été 2020, d’un nouveau cadre législatif en Tunisie, ce dont disposent encore assez peu de pays dans le monde.

La banque considère que désormais, la survie des entreprises n’est plus pour les plus forts, ni pour les plus grands, mais plutôt pour les plus agiles et les plus résilients. Relier les start-up – qui ne sont pas forcément des secteurs recherchés des nouvelles technologies – et les financiers, « c‘est une source d’innovation, dont dépendent aujourd’hui l’évolution et le développement des grandes entreprises ».

« L’ESS est un créateur d’emplois et un créateur de lien social, c’est une réponse innovante aux besoins non satisfaits, en créant collectivement des activités », commente la consultante Sonia Ben Yahia. On a vu que certains modèles n’ont pas apporté toutes les solutions, à l’occasion de la pandémie de Covid-19, l’ESS est un complément. « Le penser et travailler ensemble est nécessaire ».

Guy Tchami, du BIT (Bureau international du travail), confirme : « Les gens veulent s’approprier l’économie, s’approprier de nouveau le lien social, l’ESS est un des moyens pour cela ». Une approche complémentaire de « la nécessité de l’inclusion financière », mission première d’Attijari, rappelle Manel Brahim, responsable TPE pour la banque tunisienne

Akrem Haddad, consultant au PNUD, rappelle sa mission : « Notre objectif est de s’adresser à des populations que les grandes institutions ont du mal, si ce n’est à toucher, mais à connaître en profondeur. » L’approche du programme auprès des entrepreneurs est d’emblée d’en faire des acteurs du développement local, de concevoir comment les intégrer dans des chaînes de valeur. « Avec une approche systémique, on peut faire des merveilles ! »

PF

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts