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Des start-up africaines en exemple

Deux jeunes consultants blogueurs français ont parcouru l’Afrique pendant un an, à la rencontre de jeunes entrepreneurs africains qui les ont séduits par leur créativité et leur entrain.

Le monde s’attarde peu sur les réussites d’Africains qui choisissent de rester sur le continent et d’y entreprendre. Sur le plan économique, leur réussite est pourtant palpable. Pour la plupart, ce sont de jeunes entrepreneurs, qui allient à leur talent un sens formidable de la débrouille. Ils ont domestiqué les nouvelles technologies, modernisé la pratique économique locale et donnent à leurs projets, quelquefois modestes, une dimension originale et inspirante. Les start-up africaines se multiplient et ont fini par attirer les regards et l’attention. 

En France, deux globe-trotters ont eu l’idée de rencontrer les jeunes entrepreneurs africains. Anne Barbit et Samir Abdelkrim sont des consultants et des bloggeurs. La première est une spécialiste de la consommation, responsable des innovations dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Le second est le fondateur de StartupBRICS, le 1er blog en français entièrement dédié à l’actualité des technologies et des start-up des pays émergents. Avec l’aide d’Ulule, un site de financement participatif, et d’autres ONG d’aide au développement, les deux voyageurs se sont lancés dans l’aventure « Juga Africa » ; Juga est un terme hindi signifiant « frugal ». 

Tout au long de leur expédition d’une année, ils ont tenu des tribunes médiatiques pour rendre écho de l’ingéniosité des jeunes entrepreneurs africains et de leur volonté de s’en sortir. « En Afrique, on n’entreprend pas parce que c’est à la mode. On entreprend parce qu’on en a besoin. Aujourd’hui, 30 % du PIB du Kenya passe par le paiement mobile. L’Afrique anglophone a un temps d’avance, mais l’Afrique francophone rattrape son retard. L’Afrique n’est pas le continent du futur, c’est le continent du présent. Je peux dire que l’état d’esprit pour entreprendre n’existe pas que dans la Silicon Valley ! », explique Samir Abdelkrim.

Une start-up en particulier a retenu son attention. PassDocteur est une entreprise sénégalaise qui offre une approche complémentaire de transfert d’argent permettant aux expatriés sénégalais de prendre en charge, à distance et intégralement, les dépenses médicales de leurs familles restées au pays : visite chez le médecin, achats de médicaments, etc. Orange lui a attribué, fin 2014, le prix de l’entrepreneur social en Afrique. Le téléphone-banking illustre également l’émergence d’un écosystème de l’innovation. Selon un rapport présenté tout récemment au FMI, 12 % des adultes africains possèdent un compte bancaire par téléphone mobile.

Grâce à leur esprit de créativité, les start-up africaines ont multiplié le nombre d’applications disponibles sur les télé- phones portables. L’une d’elles permet, via les fonctionnalités de géolocalisation et de prise d’image, de créer une adresse physique pour les personnes qui en sont dépourvues. Et ainsi de franchir leurs obstacles quotidiens : l’impossibilité de recevoir une livraison, de demander un prêt, etc. La contribution des entreprises de technologie à l’amélioration du quoti-dien des populations africaines regorge de dizaines d’autres exemples qui ont séduit Samir Abdelkrim, comme le sud-africain Repurpose Schoolbags, qui offre des cartables scolaires fabriqués à partir de plastiques recyclés. Ces cartables intègrent des mini-panneaux solaires : le cartable se recharge dans la journée et devient une lampe pour étudier, la nuit tombée. 

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