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Opinion

Covid-19 : Révélateur du besoin d’un nouveau partenariat avec l’Afrique

La pandémie Covid-19, dévastatrice, inédite, partout dans le monde, a provoqué l’annulation ou le report de différentes manifestations internationales.

Par NAF

Le sommet Afrique France de Bordeaux, prévu en juin, n’aura pas lieu à la date prévue : on ne pouvait, en effet, imaginer que dans ce contexte de précautions prioritaires sanitaires, d’importantes délégations africaines et françaises puissent se déplacer en nombre et sans risque.

En outre, et c’est plus préoccupant, le Covid-19 a, et aura, des effets sur les économies mondiales et plus particulièrement en Afrique, où une inquiétude largement partagée fait redouter, au-delà des crises économiques, des crises sociales, migratoires et un impact sécuritaire.

SignatairesAlain Dupouy  / Club Objectif Afrique Avenir (O2A) Patrice Fonlladosa / Président CEPS Afrique (Centre d’étude et prospective stratégique), ancien administrateur Medef International Emmanuel Dupuy  / Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE) Jean Lou Blachier, Aurélie Serel  / Groupement patronal francophone  (GPF)  Marc Bousquet Bousquet / Médiatique – Afrique Opinion 

L’exécutif français, déjà très préoccupé par les moyens de retour à une certaine vie normale dans notre pays, tient, dans l’immédiat, à prendre en compte, et à se montrer concerné par les graves problèmes risquant de toucher les pays africains.

Le Président de la République s’entretiendra, à nouveau, avec les dirigeants africains, ainsi qu’avec les Instances de l’Union Africaine. Cette démarche-là est, en effet, indispensable et salutaire.

Les organisateurs de ce Sommet Afrique-France 2020, Mme L’Ambassadrice Rivoal, Secrétaire générale du Sommet, le conseiller élyséen Franck Paris, pilote du projet et le coordinateur bordelais Pierre de Gaétan Njikam Miouliom, doivent se pencher sur le devenir de ce Sommet.

Ce dernier, inédit, unique dans son choix décentralisé, prévu pour aborder les problématiques durables touchant les Villes et les Territoires, revêt une importance toute particulière par ses objectifs économiques et écologiques.

C’était une occasion inespérée d’aborder les moyens de répondre aux grands besoins prioritaires du quotidien des populations Africaines (accès aux énergies, transports et mobilités, offre de santé universelle – justement- gestions des déchets, filières alimentaires endogènes, éducation, logement…

Ce sommet était, par son originalité économique et sociale, indispensable à la rénovation et à l’amélioration des relations économiques et politiques entre l’Afrique et la France, indispensable à la valorisation de la Francophonie.

C’était également une occasion inespérée de rénover des partenariats publics – privés dans l’intérêt des populations, en fort accroissement démographique, où cette jeunesse de 450 millions de moins de 25 ans risque de ne pas accéder à un marché du travail saturé.

En conséquence, nous formulons ici le vœu, en nos qualités de responsables de différents instituts, groupes d’action et de réflexion, laboratoires d’idées, dédiés à la relation France/Europe avec l’Afrique, auprès des pouvoirs publics, des responsables politiques français et africains, des organisateurs du sommet, de programmer à nouveau le Sommet Afrique-France de Bordeaux, aux thèmes et structures inchangées, au cours du premier semestre 2021. Il pourra être enrichi, évidemment, du thème de la coopération sanitaire.

Il est, en effet, difficile d’imaginer que ce sommet prenne place dans le dernier trimestre 2020, entre les quatre élections africaines d’octobre, novembre et décembre (Côte d’Ivoire, Niger, Ghana, République Centrafricaine) et le Sommet UE/UA prévu à Bruxelles, en octobre.

En outre, et au vu du prolongement inévitable du confinement et des dramatiques conséquences économiques – après avoir été sanitaires – qui en résulteront, il nous semble impensable de forcer des agendas déjà éprouvés par la sortie de crise.

Nous croyons, en effet, que ce grand rassemblement transcontinental, reliant la France et les 54 états Africains, aura pour effet de consolider notre relation géopolitique, géoéconomique, et géoculturelle sur de nouvelles fondations, permettant de faire face, ensemble, aux défis communs que cette crise pandémique aura éclairés d’une réalité encore plus évidente. Il participera à repenser et à rénover la place de la France dans sa relation avec les Etats du continent africain et les Africains.

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