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Côte d’Ivoire : le potentiel du bassin sédimentaire présenté aux groupes pétroliers

La Côte d’Ivoire souhaite devenir un hub énergétique sous-régional. Les autorités organisent à cet effet la promotion des potentialités du pays.

Par Gérard Choisnet

Le ministre du Pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, Thierry Tanoh, a participé du 13 au 14 juin à Paris à la 79ème édition de la Conférence européenne des ingénieurs en géoscience (EAGE), à la tête d’une délégation d’officiels ivoiriens.

Le ministre a présenté devant les participants et les représentants des grands groupes pétroliers, venus du monde entier, les potentialités du bassin sédimentaire ivoirien.

Le ministre a souligné les faits majeurs intervenus dans le secteur pétrolier ivoirien ces cinq dernières années, notamment :  l’aménagement du Code pétrolier de 1996 par l’ordonnance d’avril 2012 et la révision des Contrats de partage de production (CPP) pour les adapter aux nouvelles exigences du secteur…

La forte promotion pétrolière initiée avec à la clé 27 CPP signés, y compris dans l’offshore ultra profond ; la réalisation de plusieurs campagnes sismiques et de 17 forages d’exploration avec près de sept découvertes d’indices d’hydrocarbures, dont certaines sont en cours d’évaluation ; et l’amélioration de la gouvernance du secteur des hydrocarbures par un suivi effectif des obligations contractuelles figurant dans les contrats.

 « Avec 4 blocs producteurs comprenant 8 gisements, le bassin sédimentaire ivoirien produit aujourd’hui environ 40 000 barils jour de pétrole brut et 275 millions de pieds cubes jour de gaz naturel », indiquait Thierry Tanoh, évoquant les performances de l’industrie pétrolière ivoirienne.

« La totalité du gaz naturel produit est utilisée pour la production électrique. La Côte d’Ivoire constitue ainsi un marché captif du gaz naturel car les besoins actuels et à venir, pour satisfaire la demande en électricité nationale et à l’exportation et la demande des secteurs industriel et minier, sont de plus en plus importants».

La Côte d’Ivoire est conseillée dans ce dossier par les cabinets Gide et Kamara Adama. Le Ghana devait « prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’aucun nouveau forage ne soit effectué par lui ou sous son contrôle dans la zone litigieuse », en attendant le verdict prévu pour fin septembre 2017.

La puissance installée du pays, d’environ 2 000 MW actuellement, devrait être portée à 4 000 MW en 2020 et 6 000 MW à l’horizon 2030.

Depuis quelques années, le gouvernement ivoirien a engagé des actions fortes visant à mettre en valeur le potentiel pétrolier et gazier du bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire.

A cet effet,  « des blocs pétroliers ont été réaménagés et sont proposés sur la base des travaux antérieurs et récents, et répondent à la volonté d’optimiser le potentiel pétrolier de chaque bloc dans un environnement de bonne gouvernance. »

Cette campagne de promotion vise à développer le bassin sédimentaire afin d’accroître le niveau de production pour faire du secteur des hydrocarbures un pilier plus important de  l’économie émergente du pays à l’horizon 2020.

Dans cette perspective, le ministre a accordé des audiences aux dirigeants de plusieurs compagnies pétrolières, notamment ExxonMobil, Foxtrot, Vitol, et au groupe français Total.

Total se présente comme le « leader en Côte d’Ivoire dans la distribution de produits pétroliers et services associés ainsi que du trading. Depuis les récentes acquisitions de permis offshores, nous sommes également le 1er acteur du pays dans le domaine de l’exploration-production».


Dans le domaine de l’exploration-production, le groupe opère plusieurs permis d’exploration en offshore profond ou très profond : le permis d’exploration CI 100 (45 %, opérateur), situé dans le bassin de Tano, à environ 100 km au sud-est d’Abidjan, s’étend sur près de 2 000 km; le permis d’exploration CI-514 (90 %, opérateur) est situé en offshore très profond (2 300 m) à l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Dans le secteur raffinage-chimie, Total détient 25 % de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), qui possède et opère à Abidjan l’unique raffinerie du pays. Le groupe commercialise des produits pétrochimiques, notamment en provenance de son joint-venture de Corée du Sud.
Les ventes de polymères s’effectuent via des tiers.

Dans le domaine du marketing et des services, Total dispose d’un réseau de près de 170 stations-service, où les carburants sont commercialisés sous la marque Total. Le groupe commercialise également : des lubrifiants pour l’automobile et l’industrie ; et des produits à destination du commerce général.

La filiale Total Côte d’Ivoire a enregistré en 2016 un chiffre d’affaires de 335 milliards de F.CFA (+3,3%) et un bénéfice net de 8,9 milliards de F.CFA (+64,1%). Cotée à la Bourse régionale d’Abidjan, sa capitalisation au 31 décembre 2016 s’établissait à 246 milliards de F.CFA, soit 3,19% de la capitalisation actions totale de la BRVM.

Conduit par Total, le consortium CI-GNL (Côte d’Ivoire GNL) a été chargé de développer et opérer le futur terminal de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL) de Côte d’Ivoire, d’une capacité de 3 millions de tonnes par an.

La décision, annoncée par le gouvernement ivoirien le 4 octobre, s’est concrétisée avec la signature à Abidjan du pacte d’actionnaires entre Total (34 %), qui sera l’opérateur du projet, les sociétés nationales PetroCI (11 %) et CI énergies (5 %), SOCAR (26 %), Shell (13 %), Golar (6 %) et Endeavor Energy (5 %).

Total fournira au terminal du GNL provenant de son portefeuille mondial, à proportion de sa participation dans le projet. La mise en service du terminal est attendue pour mi-2018.

« Nous sommes heureux d’avoir été choisis par les autorités ivoiriennes pour mener ce projet qui permettra de répondre à la croissance soutenue de la demande domestique et régionale en gaz et en électricité », déclarait Philippe Sauquet, directeur général Gas, Renewables and Power de Total.

« Ce projet illustre la stratégie de Total de développer de nouveaux marchés gaziers, en ouvrant aux économies à forte croissance l’accès au marché du GNL. Le travail commun avec les partenaires a permis de mettre au point une offre intégrée compétitive, couplant importations de GNL et infrastructure d’importation – l’unité flottante de stockage et de regazéification. »

Le projet prévoit la construction d’une unité flottante de stockage et de regazéification du GNL (FSRU) à Vridi, près d’Abidjan, et un gazoduc connectant le FSRU aux centrales électriques, existantes et en projet, d’Abidjan, ainsi qu’aux marchés frontaliers raccordés au réseau ivoirien.

Ces réalisations permettront à la Côte d’Ivoire de devenir le premier hub régional d’importation de GNL d’Afrique de l’Ouest et de couvrir la demande régionale et domestique, selon Total.

Sur le plan territorial, un différend relatif à la délimitation de la frontière maritime avec le Ghana a été soumis par les deux Etats au Tribunal international du droit de la mer.

La Côte d’Ivoire est conseillée dans ce dossier par les cabinets Gide et Kamara Adama. Le Ghana devait « prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’aucun nouveau forage ne soit effectué par lui ou sous son contrôle dans la zone litigieuse », en attendant le verdict prévu pour fin septembre 2017.

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