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Hydrofish, un amour de poisson

A environ 25 km au Nord d’Abidjan et 40 minutes en véhicule se dresse Bingerville. Une ville fleurie plutôt sympathique avec son décor coloré et son charme pittoresque, le tout bordé par la lagune « ébrié ». Un passage en centre-ville, puis un sentier en latérite parsemé par endroits de quelques crevasses. Au bout de 5 mn, une zone aux allures de camp retranché de 12 hectares avec 11 000 M3 de hangar : là se trouve sous de faux airs baroques, l’usine de pisciculture : Hydrofish.

Reportage réalisé par JO, envoyé spécial à Bingerville en Côte d’Ivoire

Dans cette zone entourée par de grands arbres et faisant face à la lagune, Rabi Omaïs, directeur général adjoint et son cousin Ragbid Omaïs ont eu, en 2009, la brillante idée de créer une usine d’aquaculture précisément de pisciculture centrée notamment sur l’élevage intensif de poissons de type carpe et silure.

Les deux entrepreneurs prennent alors attache avec Hydronov.inc (Ressources Collecting Aquaculture System) un partenaire technique canadien dont l’expertise en la matière est unanimement reconnue et saluée. A la demande des frères Omaïs, le Canadien installe alors à Bingerville une usine clé en main. Avec pour but « l’élevage ou la production de poissons et autres organismes aquatiques, l’importation des œufs en vue de leur incubation et de leur éclosion (l’alevinage) enfin la commercialisation et l’exportation de poissons et des œufs, l’importation et la distribution d’aliments piscicoles », comme indiqué dans l’objet de l’avis de constitution de société. 

Dans des bureaux construits sur le site même de l’usine, seuls les vrombissements des climatiseurs viennent atténuer les échos (certes un peu lointains) des bassins en plastique et en aluminium spécialement aménagés pour accueillir les poissons aussi indisciplinés que bruyants. Dans cet environnement, Rabi Omaïs déroule la stratégie de sa société. Selon lui, en cinq ans, trois milliards de F.CFA ont été mobilisés pour faire face aux besoins de l’usine de 11 000 M3. Parce qu’il s’agit avant tout pour Hydrofish d’atteindre ses objectifs, à savoir avoir, en plein régime, la production de 3 000 tonnes de poissons d’ici à la fin de l’année 2014, ce qui est l’équivalent de la « production totale de la Côte d’Ivoire ».

Pour sa production actuelle, Hydrofish possède 48 bassins artificiels de productions de 80 M3, 96 bassins de pré-production de 8 M3 et 48 bassins d’alevinage de 4 M2. Mais au total, le site de l’usine possède plus de 2000 M3 de bassins de reproductions artificiels.

Actuellement l’usine produit 1200 tonnes de carpes et 1700 tonnes de silures. Mais, on est loin du compte. De fait, les Ivoiriens consomment par an, en moyenne, 350 000 tonnes de poissons tous genres confondus. Les perspectives de Hydrofrish pour 2014 ne visent que pour l’instant 1% de la consommation nationale. Pour l’instant. 

A ce jour, tout se passe comme prévu à un détail près : la concurrence chinoise. « La concurrence nous est préjudiciable. Nous produisons des poissons de bonne qualité, en revanche en face, ils ont des poissons importés congelés et pas nécessairement bon. Et en matière de rapport qualité/prix, il n’y a pas de comparaison entre nos poissons et ceux qui sont importés. Mais dommage, nous ne pouvons pas pousser à la limitation des importations des poissons congelés qui ont des prix légèrement plus bas que les nôtres. Mais, nous avons fais le choix de vendre du bon poisson, on ne va pas négliger cette dimension qui est notre marque déposée », explique Rabi Omaïs.

Quoi qu’il en soit, en cinq ans d’existence, Hydrofish a pu s’attirer une clientèle qui se laisse, de plus en plus, attirer par le poisson au goût savoureux. Une clientèle qui se recrute notamment dans la classe moyenne exigeante sur la qualité de ce qu’elle consomme et qui se retrouve dans son assiette. Il en est de même pour des revendeurs et des grossistes, qui viennent régulièrement faire leurs achats à l’usine avant d’aller par la suite sur le marché de la revente. Cette activité est tellement rentable que l’usine a dû faire quelques aménagements. Elle emploie annuellement une centaine de travailleurs et une cinquantaine est permanemment salariée et travaille 24h/24 et 7j/7.

Une telle présence sur site s’explique par le fait, aux dires de Omaïs que les conditions d’hygiène sont strictes dans la pisciculture. Chaque 2h, il faut contrôler les bassins, vérifier la propreté de l’eau des poissons en la filtrant constamment ainsi que l’oxygène, il faut aussi nourrir les poissons en moyenne chaque 4h. 

Pour sa production actuelle, Hydrofish possède 48 bassins artificiels de productions de 80 M3, 96 bassins de pré-production de 8 M3 et 48 bassins d’alevinage de 4 M2. Mais au total, le site de l’usine possède plus de 2000 M3 de bassins de reproductions artificiels. Pour avoir de la carpe de 500 grammes et le silure de 1 kg en taille marchande, le procédé est simple, mais exige un savoir-faire éprouvé et une technique avérée dans l’élevage de poissons.

5 réponses à “Hydrofish, un amour de poisson”

  1. Author Thumbnail Marc dit :

    Très appréciable et parfois passionnent

  2. Author Thumbnail Ricaud dit :

    Est ce que vous expédié sur l’île de la réunion svp?

  3. Author Thumbnail ZONATO morgan dit :

    Bonjour monsieur le directeur.

    Possédant un BTS aquaculture et ayant vécu quelque année en cote d ivoire, je suis revenu l’hiver dernier sur votre territoire en vacance.
    Je me suis renseigné durant cette période de l évolution de l élevage du tilapia en cote d’ivoire et j’ai été agréablement surpris du développement de la filière.
    Je compte monter un projet dans cette élevage.
    Pour sont élaboration beaucoup de données techniques me sont nécessaire.
    Pourrions nous prendre contact afin de discuter de tous ces détails.

    En vous remerciant
    veillé agréer mes salutation
    cordialement

    ZONATO morgan

  4. Author Thumbnail Sunday Sieh dit :

    Bonjour M. Le Directeur

    Je suis Sunday Sieh Liberien et j’aimerais que vous m’aidiez a faire de la pisciculture dans mon the Liberia. Pour ce faire j’aimerais que vous me donniez vos coordonnees enfin que nous puissions echanger.
    Esperions une suite favorable de votre part.

    Merci!!!

  5. Author Thumbnail Rodrigue kouassi dit :

    Bonjour hidrofish ,j’aime vraiment ce que vous faites,et j’aimerais vraiment travailler avec vous pour votre expérience dans ce domaine.merci

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