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Congo : Les terres arables attirent les investisseurs étrangers

Trop dépendant du pétrole, qui pèse 70 % des recettes fiscales, le Congo cherche à diversifier son économie. Son potentiel agricole suscite des convoitises et des intérêts étrangers se manifestent.

Brazzaville, J.J Arthur Malu-Malu 

Le Congo, qui exploite moins de 3 % de ses terres arables, estimées au total à 10 millions d’hectares, doit augmenter considérablement les surfaces cultivées et fixer les populations rurales dans leur environnement, en leur offrant sur place des possibilités d’emplois, notamment dans le secteur agricole. Le pays importe chaque année pour près de 750 millions d’euros de produits alimentaires et entend s’engager peu à peu sur la voie de l’autosuffisance. 

Sans le soutien de partenaires extérieurs, l’État aura du mal à atteindre ses objectifs. L’agriculture et l’agro-industrie, longtemps laissées à l’abandon, sont aujourd’hui considérées comme des secteurs prioritaires, pouvant donner de l’oxygène à une économie en grande méforme. 

Croulant sous le poids d’une dette publique qui se situe autour de 120 % de son PIB, le Congo s’active pour tirer le meilleur de son potentiel agricole. La mise en oeuvre de cette politique est passée à une nouvelle phase, avec la mise en concession de terres agricoles. Pour l’heure, les nombreux candidats à l’acquisition de terres ne sont pas soumis au même régime. 

« Tout dépend de la nature du projet. Quelqu’un qui souhaite cultiver du manioc, par exemple, aura un contrat renouvelable de 25 ans. Celui qui serait porteur d’un projet industriel, avec de très lourds investissements, aurait facilement un contrat de 50 ans. Dans tous les cas, peu importe la formule, la durée d’une mise en concession est plafonnée à 99 ans », explique un expert qui suit de près les négociations entre le Congo et les sociétés étrangères. 

Ce sont les régions du sud du pays, hormis le Kouilou qui a une géographie accidentée et une myriade de cours d’eau, qui sont historiquement considérées comme des terres agricoles. Ainsi, la mise en concession de terres arables affecte, pour l’instant, quatre départements : Plateaux, Lékoumou, Bouenza et Niari. 

Frontline Development Partners (FDPL), une entreprise établie aux Émirats arabes unis, a conclu, en septembre, un accord sur l’exploitation de terres des Plateaux. Il s’agit d’une surface de 19 000 hectares que la filiale congolaise de FDPL exploitera pendant 49 ans et sur laquelle la canne à sucre sera cultivée et transformée en sucre. 

Des capitaux émiratis dans le sucre 

Austine Sequeira, le directeur exécutif de FDPL, assure que le sucre ainsi produit sera destiné aux pays de la région. Le marché du Congo-Brazzaville est en grande partie couvert par de vieux opérateurs comme Saris (Somdiaa/Vilgrain), implantée depuis 1991 dans le département de la Bouenza, à mi-chemin entre Pointe-Noire et Brazzaville. Le gouvernement congolais fait état d’un investissement de 60 millions d’euros, de la part du groupe.

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