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Congo : Dangote chamboule le marché du ciment

  • Publiéjanvier 5, 2018

Un fort potentiel à l’export

Actuellement, le pays supplée son défi­cit par des importations, en provenance, pour l’essentiel, d’Égypte, de Chine et de Turquie. Dangote Cement Congo prévoit, à terme, d’exporter une partie de sa production  vers des pays de la région : la RD Congo, la Centrafrique et l’Angola, notamment l’en­clave du Cabinda, située entre les deux Congo.

Peu à peu, des unités industrielles s’ouvrent dans ce département tradition­nellement à vocation agricole. La région voit son tissu industriel s’étoffer lentement mais sûrement : Saris Congo, qui produit du sucre ; l’Unité de broyage de calcaire (UBC) et la Soremi, qui évolue dans la recherche et l’exploitation des polymétaux, y sont déjà installées.

Cette société minière produit des cathodes à Mfouati et exploite des gisements de cuivre à Boko-Songho.

L’implantation de cette vaste cimenterie devrait dynamiser l’économie de la Bouenza. Dangote Cement Congo a créé 500 emplois directs dont la majorité (60 %) a été prise par des Congolais. Le nombre de personnes travaillant sur le site passera progressive­ment à 650.

Faute de compétences locales pour certains postes techniques, la société a été contrainte de faire venir des cadres étran­gers, et envisage de former des Congolais à des tâches très pointues.

Nouvelles perspectives économiques

Le groupe s’est doté de plusieurs dizaines de camions qui sillonneront les routes du Congo pour assurer les livraisons de sa production dans les centres de consomma­tion. Il devra acquérir, à terme, 300 camions à forte capacité pour assurer la distribution de sa production dans le pays.

Son installation aura des effets d’entraî­nement dans ce département où le chômage frappe de plein fouet. Les perspectives sont limitées pour les jeunes de la Bouenza qui, en quête de nouvelles opportunités, ont tendance à « émigrer » vers les centres urbains.

La hausse considérable de la production fera mécaniquement chuter le prix du sac de ciment qui a été quasiment divisé par 3 au cours des cinq dernières années, passant d’en­viron 20 euros en 2012 à près de 6 euros en 2017.

Une bonne nouvelle pour les promo­teurs immobiliers et les entreprises de BTP, qui s’attendent à une envolée de la demande dans les prochaines années.

Sur le plan national, le Congo voit là une bonne occasion de diversifier ses exporta­tions qui reposent en grande partie sur l’or noir. Le pays veut faire du ciment son troi­sième produit d’exportation après le pétrole et le bois.

Écrit par
African Business french

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