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Congo : Dangote chamboule le marché du ciment

L’ouverture d’une nouvelle cimenterie Dangote au Congo accentue la pression sur les concurrents. Dans la région, le marché du ciment garde d’importantes perspectives de débouchés.

Brazzaville, J.J Arthur Malu-Malu

L’usine de Dangote Cement Congo a été officiellement inaugurée en novembre 2017 dans le district de Yamba, dans le département de la Bouenza (sud). Le géant de la cimente­rie africaine poursuit son implantation en Afrique centrale, après le Cameroun.

La force de frappe financière hors du commun de Dangote lui a permis d’investir, dans un premier temps, environ 300 millions de dollars dans cet ambitieux projet qui redes­sine le paysage industriel de ce département à vocation agricole.

Le choix de Yamba n’est pas le fait du hasard : Dangote a érigé son usine sur un site entouré de gigantesques carrières de calcaire. La société, qui ambitionne de devenir le numéro un du ciment au Congo, vise une production journalière initiale de 3 000 tonnes.

Ainsi, si les prévisions sont respectées, 1,5 million de tonnes de ciment sortiront de cette usine chaque année. Sachant que sa production annuelle peut être portée à 2 millions de tonnes. Les installations et les équipements ont été dimensionnés dans cette optique.

Les concurrents réagissent

Dangote Cement Congo compte rapi­dement conquérir d’importantes parts de marché et ainsi reléguer au second plan tous ses concurrents dans le pays.

La Sonocc, née d’un partenariat avec la Société chinoise des travaux des ponts et chaussées (SNCTPC), détient 56 % du capital social et l’État congolais le reste. La Sonocc produit 300 000 tonnes de ciment par an.

La CIMAF, filiale de la société marocaine Ciment d’Afrique, est installée à Hinda dans le département du Kouilou (sud), au bord de l’océan Atlantique. Cette cimenterie assure une produc­tion annuelle de 500 000 tonnes et pourrait la doubler dans les prochaines années, si les condi­tions s’y prêtent.

Établie plus à l’ouest et constituée de capitaux chinois, près de Dolisie, chef-lieu du département du Niari et troisième ville du pays, Forspak produit 400 000 tonnes. La société Diamond Cement Congo, filiale du groupe indien West African Cement (Wacem), basée à Mindouli (sud), se prépare à démarrer ses activités dans les prochaines semaines.

Si les cimentiers du Congo voient d’un mauvais oeil l’arrivée d’un nouveau concur­rent, ils savent toutefois qu’une fois la vitesse de croisière atteinte dans toutes les usines, la production globale du Congo (3,2 millions de tonnes) sera en mesure de couvrir les besoins nationaux.

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