Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Uncategorized

Afrique: les Américains investissent

Le directeur général d’IBM a promis plus de 2 milliards $ d’investissement dans la région au cours des sept prochaines années. Le fonds d’investis­sement américain Blackstone s’est allié au groupe nigérian Dangote, présent en Afrique dans le ciment, la farine ou le sucre, pour financer 5 milliards $ dans des projets énergé­tiques. General Electric, de son côté, a promis d’investir dans les infrastructures, et le groupe Marriott dans l’hôtellerie.

« Il ne s’agit pas de subventions mais d’investissements directs privés dans des secteurs précis. L’administration, de son côté, a décidé de débloquer 7 milliards $ supplémentaires pour aider au développement des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique », précise Amadou Sy.

Très critiqué, car ne bénéficiant qu’à un petit nombre de pays en Afrique, l’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Afrique devrait profiter, en priorité, de cet apport d’argent frais : l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) est la loi qui facilite l’accès des pays africains au marché américain.

Entrée en vigueur sous la présidence de Bill Clinton, elle doit, désormais, être revotée. Barack Obama s’est engagé devant ses pairs africains à travailler pour que cet accord, revu et modernisé, soit reconduit sur le long terme. Il reste une année pour y parvenir avant le vote par le Congrès, et le président américain s’est dit persuadé que, sur ce sujet, Démocrates et Républicains trouveront un accord.

Au total, tous les échanges entre les États-Unis et les 54 pays africains sont à peine équivalents au commerce entre l’Amérique et le Brésil. Et c’est encore pire pour l’Afrique francophone qui apparaît très loin !

Pour René Lake, qui dirige un cabi­net de consultants en développement à Washington, LTL Stratégies, il ne faut pas désespérer car les mesures « ambitieuses » envisagés par l’administration Obama pour revigorer l’AGOA devraient « faire tache d’huile ».

Par exemple, pour faciliter l’inté­gration des marchés entre les différentes zones économiques en Afrique « qui reste un handicap majeur à l’investissement », fait-il valoir, le Trésor américain a décidé de travailler, dans un premier temps, en étroite collaboration avec la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) qui regroupe cinq pays.

« L’objectif est de mettre en œuvre un système de paiement intégré pour facili­ter la circulation transfrontalière des biens, des services et des capitaux. En outre, un accord régional d’investissement est égale­ment à l’étude, ceci afin de faire progresser les pratiques communes et un meilleur climat des affaires dans cette zone », explique René Lake.

Au fur et à mesure que des progrès seront enregistrés, l’expérience sera alors étendue au reste de l’Afrique subsaharienne. D’autres mesures visent à transformer les hubs commerciaux existants en « pôles de dévelop­pement pour l’investissement et le commerce », afin de faciliter l’accès des produits africains aux États-Unis, mais aussi les investissements américains en Afrique. « Cette fois-ci, c’est le Département du commerce qui a décidé de se donner les moyens d’une nouvelle offensive en Afrique en doublant ses effectifs sur place, de même que ceux de l’USTDA et de l’OPIC », précise René Lake.

Enfin, la Maison-Blanche a également fait savoir que le Sommet mondial de l’entre­preneuriat (GES), une plate-forme destinée à mettre en relation les entrepreneurs du monde entier, sera organisé pour la première fois au Maroc, en novembre, puis dans un pays d’Afrique subsaharienne l’an prochain.  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts