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Cap sur le solaire

Le Burkina Faso a résolument opté pour le développement de l’énergie solaire, afin de pallier les insuffisances de son secteur électrique. À l’horizon 2030, d’importants équipements solaires devront être installés dans tout le pays.

Dans un pays où l’écrasante majorité de la population (80 %) n’a pas accès à l’électricité, l’État burkinabé a décidé de construire plusieurs centrales solaires pour réduire son important déficit. « Il nous faut diversifier nos sources de production. L’un des moyens que nous privilégions est l’énergie solaire », explique François de Sales Ouédraogo, directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina (Sonabel). 

Les techniciens du ministère en charge de l’Énergie rappellent que le Burkina Faso est un pays très ensoleillé, où les températures peuvent atteindre 45°C à certaines périodes de l’année. Le gisement solaire est de 5,5 kW par m2 avec une durée d’ensoleillement de 3 000 à 3 500 heures par an. 

De son côté, la demande augmente de 13 % chaque année, avec un pic de la consommation de mars à mai ; à cette période, se produisent fréquemment des délestages dans les grands centres urbains. L’alimentation en énergie électrique du pays est assurée par des centrales thermiques (46 %), hydrauliques (8 %) et les importations d’énergie de la Côte d’Ivoire et du Ghana. 

Aussi, la promotion des énergies renouvelables apparaît comme une alternative pour porter le taux d’électrification à 75 %, d’ici à 2020. 

Au total, le Burkina Faso (qui connaît un déficit chronique de 50 MW) compte injecter, au cours des cinq prochaines années, une centaine de mégawatts d’énergie solaire dans son réseau électrique, soit la moitié de ce qu’il produit actuellement (200 MW). En ce qui concerne particulièrement cette énergie solaire, le gouvernement a engagé des actions en vue de créer un environnement institutionnel, réglementaire et fiscal favorable, pour susciter un intérêt accru des investisseurs privés dans le secteur. Il s’agit, notamment, de l’exonération des droits et taxes de douane en faveur des équipements solaires importés (sur une période de cinq ans), et de la réalisation d’une étude relative au développement de la filière solaire, sur financement de l’Agence française de développement. 

Dans le cadre des initiatives pour renforcer la capacité énergétique, deux études ont été menées par le gouvernement avec le concours des partenaires techniques et financiers, baptisées Schéma directeur d’électrification du Burkina Faso à l’horizon 2030 et Schémas d’investissement de la Sonabel et leurs implications tarifaires. 

La promotion des énergies renouvelables apparaît comme une alternative pour porter le taux d’électrification à 75 %, d’ici à 2020.

Le gouvernement burkinabé est dans l’attente d’une réponse à sa requête de financement de 20 milliards de F.CFA adressée à la BID (Banque islamique de développement), pour la construction de centrales solaires photovoltaïques. Pour accompagner la création des Pôles régionaux de croissance, le gouvernement a décidé, sur la base d’un partenariat public-privé (PPP), de construire cinq centrales solaires photovoltaïques (de 10 MW chacune) à injection directe sur le réseau. Les villes de Fada N’Gourma (Est), Dori (Sahel), Ouahigouya (Nord), Dédougou (boucle du Mouhoun) et Gaoua (Sud-Ouest) ont été retenues. 

En attendant, la BID a déjà débloqué un montant de 6 milliards de F.CFA en 2015, destinés à un projet d’électrification rurale par système photovoltaïque, qui vise à électrifier une quarantaine de villages, dans six régions du pays. 

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