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Cameroun : Projet de technopôle en marche…

Le ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique, autorité concédante, a lancé un appel public international à manifestation d’intérêt (APMI) pour sélectionner un promoteur.

Cette entreprise indépendante ou ce groupement d’entreprises choisit accompagnera le gouvernement dans la mise en place du parc technologique de référence agro-industriel (technopôle) de Ouassa Babouté suivant le modèle des «smart city».

Le projet consiste en la création d’une zone industrielle de transformation de haute technologie dotée d’un centre de recherche et développement de haut niveau capable d’accueillir des chercheurs de niveau international.

« Il s’agit ici de rendre explicite, visible et palpable le concept d’agriculture de 2ème génération. Ce principe n’a de sens qu’adossé sur des arguments d’organisation industrielle dont les technopôles agro-industriels sont la matérialisation concrète»,  Ernest Gbwaboubou.

Il comprendra une infrastructure d’accompagnement des entreprises et des producteurs de matières premières ainsi qu’une zone commerciale et de services aux entreprises. Le projet contribuera également à mettre en place un système de développement inclusif intégrant les bassins de production situés dans les zones rurales et basé sur des accélérateurs de l’innovation. Le parc procédera à la transformation de plusieurs spéculations identifiées dans les études techniques. Il sera construit pour être également un pôle de tourisme technologique.

Le promoteur devra : financer la réalisation du projet en mode PPP ; élaborer les plans détaillés d’ingénierie et architecturaux ; doter le parc de l’infrastructure de base devant accueillir des entreprises de haute technologie et un centre de R&D de haut niveau ; et doter le parc d’un manuel de procédures pour son exploitation et son management.

Selon le ministre des Mines, Ernest Gbwaboubou, qui avait posé le 21 décembre 2017 la première borne de sécurisation du site, « le gouvernement, avec l’appui technique de l’ONUDI, vient de boucler le Plan directeur du 1er technopôle agro-industriel à ériger sur 405 ha dans la région du Centre, département de la Haute Sanaga, arrondissement de Nkoteng, dans le village Ouassa Babouté. C’est l’exemple type de la nouvelle donne dans le secteur agroindustriel qui devra guider l’ambition de devenir le nourricier de la CEEAC et du Nigeria… Il s’agit ici de rendre explicite, visible et palpable le concept d’agriculture de 2ème génération. Ce principe n’a de sens qu’adossé sur des arguments d’organisation industrielle dont les technopôles agro-industriels sont la matérialisation concrète».

La phase 1 portera sur 113,4 hectares (2018-2019) ; la phase 2 sur 133,65 ha (2020) ; la phase 3 sur 81 ha (2021) ; et la phase 4 sur 76,95 ha (2022). La structure, qui s’étend sur 539 hectares hors site, représente un coût de réalisation pour les infrastructures de l’ordre de 120 milliards de F.CFA (infrastructures de base 58,311 milliards ; infrastructures technologiques 40,955 milliards ; connectivités et infrastructures hors site 15,94 milliards ; centre de recherches 4,15 milliards).

 Progression du projet hydroélectrique de Nachtigal

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a reçu Marianne Laigneau, directrice exécutive Groupe de EDF en charge de la Direction internationale.

Selon celle-ci, les progrès de la phase préparatoire du projet hydro-électrique de Nachtigal amont sont en bonne voie, en particulier d’un point de vue industriel et technique. Les plans ont été achevés et les promoteurs ont une idée claire de la structure architecturale du barrage.

« Nous avons beaucoup de prêteurs participant au projet et ils sont complètement engagés à voir le projet comme réussi. Le plan d’investissement d’ENEO est toujours en négociation. Mais ce n’est pas vraiment un obstacle. Nous travaillons ensemble pour atteindre le bouclage financier du projet. » Les indemnités ont déjà été payées aux propriétaires terriens qui doivent évacuer la zone du futur barrage.

Le projet hydroélectrique Nachtigal amont est développé par la Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) créée en 2016, dont les actionnaires sont l’Etat du Cameroun (30%), la Société financière internationale (SFI) (30%), filiale de la Banque mondiale, et Electricité de France International (EDFI) (40%).

Il comprend la construction sur le fleuve Sanaga d’un barrage et d’une centrale de 420 MW, et une ligne de transport d’énergie électrique de 225 kV. L’aménagement pourra produire une quantité d’énergie moyenne de l’ordre de 2,9 TWh, à la faveur de la régulation du fleuve par les barrages réservoirs de Mbakaou et de Lom Pangar. Le futur ouvrage, évalué à quelque 650 milliards de F.CFA, pourra couvrir les besoins en électricité de 30 % des foyers camerounais.

Des entreprises et groupements d’entreprises (notamment français) ont été pré-qualifiés pour quatre principaux lots en octobre 2015. NHPC a signé le 20 avril 2017 avec le ministère de l’Eau et de l’énergie la convention de concession de l’aménagement pour une durée de 35 ans.

La Banque mondiale, qui a approuvé le 11 mai 2017 un crédit IDA de 26,3 millions de dollars pour soutenir le Projet d’assistance technique pour le développement de l’hydroélectricité sur la Sanaga, serait disposée à accorder une garantie de 300 millions de dollars en faveur de Nachtigal amont. Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD), pourrait participer au projet. Les travaux pourraient démarrer en 2018 pour un achèvement en 2022.

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